Admission au cégep: une seule chance plutôt que deux – La Presse
Les élèves de cinquième secondaire qui visent des programmes contingentés auront désormais une seule chance de faire valoir leurs résultats scolaires. Cette année, un seul bulletin – plutôt que deux – sera envoyé aux cégeps lors de leurs demandes d’admission, une situation qui préoccupe l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF)….Lire la suite
AUTRES NOUVELLES
Taux d’échec alarmant à l’examen de sciences du Ministère – La Presse
Les sciences donnent du fil à retordre aux jeunes de quatrième secondaire. À peine 48 % des élèves ont réussi l’examen ministériel du cours Applications technologiques et scientifiques de juin dernier.
Un bon coup pour la persévérance scolaire – l’Écho de Shawinigan
Les iPad en classe: obstacles à l’horizon – La Presse
Pas d’iPad à la CSDM – La Presse
La tablette numérique entre en classe – La Presse
Anglais intensif: des professeurs désertent les classes de sixième année – Le Soleil
Déficit record à la Commission scolaire de Montréal – Radio-Canada
FAITS SAILLANTS DES BLOGUES
Vidéo explicative en Français sur les EdCamp – TangoMan From Quebec
J’ai eu l’idéé voilà quelques semaines de faire une vidéo explicative sur le fonctionnement d’un EdCamp. Plusieurs EdCamps en français sont en préparation en Colombie-Britannique (Le 20 octobre à Vancouver et pour mon conseil scolaire au mois de novembre) et le besoin s’est fait exprimer d’avoir du matériel en français pour promouvoir et expliquer ce type de conférence. Il y en a quelques uns en anglais, mais selon mes recherches, aucun en français. D’où l’idéé d’en créer un. J’ai déjà plusieurs photos que je pourrais utiliser que j’ai prise lors d’un atelier que je donnais dans le format des EdCamps, mais il me manque du matériel vidéo. Ce qui serait bien, c’est que s’il y a un EdCamp en Français quelque part dans le monde dans les prochaines semaines, des séquences vidéos pourraient y être tournée et que je puisse utiliser ce matériel pour compléter le vidéo. .…Lire la suite
Piloter le changement– In scholam
Saviez-vous que la fin de l’année scolaire débute au début avril ? Les deux derniers mois ont en effet été particulièrement … disons accaparants. Au-delà du leadership pédagogique et relationnel propre à la tâche de direction, il reste le travail de gestionnaire qui s’accompagne parfois de décisions difficiles à prendre ayant des impacts directs sur les membres du personnel.…Lire la suite
Les conditions parfaites pour la transformation en éducation – l’Espace à Zecool
D’autres l’ont dit avant moi : nous vivons des moments excitants en éducation!
Les dernières années, riches en développements pas juste technologiques, font en sorte que l’éducation telle que nous l’avons connue (subie) est assaillie de toute part par un mouvement de transformation — je n’ai pas écrit ‘renouvellement’– qui approche de plus en plus de son point de bascule (tipping point). Certes, la technopédagogie apporte son lot de possibilités mais ce n’est pas juste, vraiment pas juste cela. Voir le changement en éducation par la dotation complète des classes en TBI, portables, espaces numériques et sondes numériques serait, à mon avis, un regard très myopique de la situation …Lire la suite
Au fil des ans, l’Association canadienne d’éducation (ACE) a sondé les Canadiennes et les Canadiens sur de nombreuses questions dans le cadre de nos enquêtes nationales. Cette année, nous voulions examiner leurs attitudes en matière d’innovation en éducation et évaluer leur goût pour le changement en éducation publique.
Ainsi, 493 personnes de toutes les régions du pays ont répondu à une enquête en ligne réalisée en mars 2012. Cet échantillon pancanadien partage l’opinion des personnes travaillant dans le milieu de l’éducation en ce qui concerne le besoin de changement, leur évaluation de notre système d’éducation publique et leurs grandes priorités pour l’éducation publique au Canada.
1. 73 % des répondants estiment que le changement est nécessaire
L’ACE et une firme de recherche à forfait ont demandé aux répondants leur avis sur l’ampleur du besoin de changement en éducation publique canadienne. Le besoin de changement est jugé plus grand en Colombie-Britannique (96 %), dans la région atlantique (88 %), en Alberta (85 %) et au Québec (80 %). Le besoin de changement semble moins marqué en Ontario.
2. Note B accordée aux écoles publiques canadiennes
Nous avons demandé aux répondants d’attribuer une note selon l’échelle A, B, C, D ou échec aux écoles publiques (de la maternelle à la fin du secondaire) de leur communauté et de leur province. Un peu moins de la moitié des répondants ont donné la note B aux écoles publiques de leur communauté (47 %) et de leur province (42 %). Au Québec, 42 % ont accordé la note B aux écoles publiques de leur communauté et 32 % ont donné un B aux écoles de la province. En général, les écoles des communautés ont obtenu des notes légèrement supérieures à celles des provinces. Les répondants de l’Ontario et de la Colombie-Britannique étaient plus susceptibles d’accorder un A ou un B que ceux des autres provinces.
3. À propos du besoin de trouver de nouvelles façons de faire les choses
Lorsqu’on leur a demandé la mesure dans laquelle il était nécessaire, le cas échéant, de trouver de nouvelles façons de faire les choses en ce qui concerne différentes questions d’actualité en éducation, presque tous les répondants ont convenu que les aspects « composer avec les différences quant aux capacités des élèves », « lier l’apprentissage à l’école et l’apprentissage à l’extérieur » et « aider les élèves à apprendre en classe dans les écoles secondaires » constituaient les grandes priorités. Au Québec, 93 % des répondants ont indiqué que « composer avec les différences quant aux capacités des élèves » constituait la principale priorité.
Fait à noter, l’aspect « utiliser la technologie en classe » a engendré la plus grande polarisation (les proportions étant relativement plus élevées des deux côtés de l’échelle). Donc, bien que de nombreux répondants estiment qu’il y a lieu de mettre l’accent sur cet aspect, d’autres en sont moins convaincus (ou aiment moins cette idée).
4. Établir la priorité des principaux défis en éducation publique
À la question à savoir dans quelle mesure ils étaient d’accord ou en désaccord en ce qui concerne les défis auxquels fait face l’éducation publique aujourd’hui, les répondants de la Colombie-Britannique et de l’Alberta (où le goût du changement est le plus élevé) ont été plus enclins à être d’accord avec plusieurs affirmations telles que « la participation des élèves » et « s’adapter à l’évolution rapide » constituent les principaux défis en éducation aujourd’hui. Au Québec, les répondants ont été plus susceptibles d’être en accord avec l’affirmation : « la participation des élèves représente l’un des principaux défis dans le monde de l’éducation d’aujourd’hui ».
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À la suite de la lecture du rapport de recherche conjoint de l’Association canadienne d’éducation (ACE) et de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), Enseigner selon nos aspirations — aujourd’hui et demain, je réponds à la question suivante : quels sont, d’après les enseignantes et les enseignants, les éléments ou les conditions contribuant à leur capacité d’enseigner selon leurs aspirations?
Il y a quelques semaines, j’animais un atelier sur la gestion et la motivation en salle de classe pour un groupe d’étudiants universitaires. En tant qu’invitée, je me suis présentée comme une simple enseignante qui courait des risques calculés avec sa pédagogie inversée afin d’engager davantage ses élèves.
Dans le groupe se trouvait une collègue qui occupe le poste de direction adjointe dans une école du secondaire. Après ma présentation, elle me fit part des paroles suivantes qui m’ont marquée : « Je ne comprends pas pourquoi tu te présentes comme une simple enseignante. Tu es beaucoup plus qu’une simple enseignante. » En rédigeant ce billet, ces paroles me reviennent, car je m’identifie encore comme une simple enseignante, mais une enseignante qui a finalement su mettre en place des éléments qui contribuent à ma capacité d’enseigner selon mes aspirations. J’en suis responsable et j’en suis fière. Je vous fais part de mes réflexions avec toute humilité, car je suis reconnaissante de l’importance qu’accorde le rapport de l’ACE « … de faire entendre la voix de la profession enseignante dans la visualisation de l’avenir de l’éducation, car c’est la profession qui devrait être considérée comme la voix faisant autorité en ce qui concerne l’enseignement et l’apprentissage. » (P. 6).
Après 16 ans en enseignement, je comprends finalement que si les enseignants se baissent les bras devant tous les obstacles qui les entourent, ils laissent mourir petit à petit leurs aspirations.
Mon vécu m’a mené à une période difficile en 2011. Je permettais aux facteurs externes qui se rattachent toujours à mon titre d’enseignante de me définir au lieu de laisser mes aspirations me guider dans mon enseignement. Je me préoccupais trop des politiques d’évaluations, du trop grand nombre d’effectifs de la salle de classe et du manque de ressources humaines et matérielles. Je laissais ceux-ci puiser toutes mes énergies. Je ne prenais pas le temps de réflexion nécessaire afin de comprendre que, comme le dit bien le rapport à la page 6, « La mondialisation et les besoins de la société du savoir imposent de nouvelles exigences aux élèves comme au personnel enseignant, de sorte que les écoles doivent devenir des lieux d’innovation, d’ingéniosité et de créativité. » Je voulais innover, mais je n’avais pas le temps, ou encore, soyons honnêtes : rien ne nourrissait ma créativité.
Par l’entremise de ma formation continue, je me suis offert le cadeau du temps : temps de réflexion sur mes aspirations, temps de lecture, temps de consultation et temps de discussion avec mes collègues.
Je ne pouvais plus attendre que le ministère de l’Éducation ou mon district scolaire m’offre ce temps si nécessaire pour me permettre d’évoluer et d’innover. J’avais besoin de prendre en main mon avenir dans cette profession dans laquelle j’ai toujours voulu faire une différence. Quels en sont les résultats? J’ai aujourd’hui une volonté de me perfectionner dans la pédagogie inversée qui me stimule intellectuellement. Je réussis à différencier mes leçons efficacement. J’ai envie de faire de la recherche. Je travaille fort et je l’accepte volontiers! De plus, je ne comptabilise plus les heures que je consacre à mon enseignement, car je suis motivée par mes aspirations.
Somme toute, mes aspirations sont vitales à ma personne de l’enseignante. J’ai aujourd’hui l’envie d’organiser des activités enrichissantes qui font appel à la technologie du 21e siècle. Place à la passion, à la recherche et au développement de mon expertise que méritent mes élèves!
J’ai eu le plaisir, avec mon collègue @Stephen_Hurley, d’animer plusieurs séances de discussion d’enseignantes et d’enseignants d’un bout à l’autre du Canada afin de mieux comprendre le soutien dont ils ont besoin pour enseigner de façon optimale. Ces séances s’inscrivaient dans le cadre d’un projet conjoint de recherche de l’ACE et de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants intitulé Enseigner selon nos aspirations – Aujourd’hui et demain. Le rapport reflète où en est la psyché du personnel enseignant dans nos salles de classe et présente des idées de ce que nous devons faire pour améliorer la situation pour le personnel enseignant et les élèves.
Des organisations provinciales, territoriales et locales d’enseignantes et d’enseignants du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Manitoba, de la Nouvelle-Écosse, du Yukon et de l’Alberta ont joué un rôle essentiel pour organiser les séances de discussion et pour recruter les enseignantes et enseignants participants. Elles ont visé, dans la mesure du possible, à composer des groupes hétérogènes (c.‑à‑d. en début de carrière, plus d’expérience, écoles primaires et secondaires, lieu géographique et sexe). Soulignons également que ces enseignantes et enseignants ont tous participé bénévolement à cette recherche.
À l’aide de la démarche d’interrogation appréciative qui a engendré un contexte différent de leurs rencontres habituelles, nous avons dégagé leurs aspirations en tant que professionnelles et professionnels de l’enseignement. J’ai d’abord expliqué la recherche pour les « désarmer ». En tant que collègue enseignant, Stephen les a rapidement mis en confiance et, après une quinzaine de minutes de scepticisme et de plaintes au sujet de l’état de la situation, il en a émergé un puissant contexte personnel non filtré que reflètent les commentaires d’enseignantes et enseignants figurant dans le rapport.
Ce qui m’a frappé, déjà à la troisième séance de discussion, au Yukon – à laquelle participaient des enseignantes et enseignants très frustrés – c’était la rapidité avec laquelle la tension s’atténuait une fois que nous passions à leurs meilleurs moments d’enseignement et où ils exprimaient leur profond sentiment d’humilité face à leur immense impact sur la vie des jeunes. Ils estimaient qu’il s’agissait d’un processus naturel pour les enfants de travailler quotidiennement avec eux et ils tenaient tout simplement pour acquis que les enfants gravitaient vers eux en raison de leurs personnalités attentionnées. Cela m’a ramené à mes propres années d’enseignement, lorsque des jeunes venaient me parler à la fin du cours parce qu’ils voyaient en moi des caractéristiques que je ne percevais pas moi-même. Ces échanges m’ont profondément touché à l’époque, mais n’ont malheureusement constitué qu’un aspect accessoire.
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Quand nous prenons le temps de réfléchir à nos meilleurs moments d’enseignement, nous nous rendons compte que le résultat de notre enseignement touche notre âme. Nous nous engageons dans le processus de transformer les jeunes, et très peu de professions en ce monde en donnent l’occasion.
Au cours des séances de discussion, la réflexion a ramené les enseignantes et enseignants à leur point de départ, aux raisons qui les ont incités à se lancer en enseignement – et ce n’était pas parce qu’ils voulaient adhérer aux critères d’évaluation et suivre les politiques du conseil ou de la commission scolaire en matière de curriculums. Il en va de même pour les directions d’école, qui n’ont pas accepté leur premier poste de direction parce qu’elles désiraient équilibrer un budget, instaurer des politiques venues d’en haut et régler les plaintes de parents. Les éducatrices et les éducateurs veulent changer quelque chose dans la vie de leurs élèves. Alors pourquoi semble-t-il que nous ayons perdu notre voie, notre orientation et notre sagesse organisationnelle dans nos systèmes d’éducation publique?
Nos séances de discussion ont révélé à quel point les enseignantes et enseignants travaillent de bonne foi et font leur possible, mais ont aussi manifesté leur sentiment d’impuissance devant l’ampleur des politiques d’évaluation et curriculums provinciaux, des régimes de responsabilisation, ainsi que leur insatisfaction générale de la formation préalable et en cours d’emploi. Les organisations intelligentes sont structurées de façon à permettre à des personnes perspicaces, réfléchies et attentionnées de faire leur travail de façon très cohérente et préconisent clairement l’amélioration. Je pense personnellement que les structures de l’éducation publique entravent la créativité au profit du contrôle et de la structure. C’est pourquoi je considère la recherche Enseigner selon nos aspirations comme une plate-forme pour inciter les éducatrices et les éducateurs à prendre un temps d’arrêt pour réfléchir.
Faisons-nous vraiment de ce que nous voulons faire avec nos enfants, maintenant que nous savons mieux comment procéder? Il y a 20 ou 30 ans, nous ne le savions pas, mais maintenant, nous en sommes conscients. N’attendons plus!
Après 35 ans en éducation, je peux dire, en toute honnêteté, que les paroles des enseignantes et enseignants que j’ai entendues à l’échelle du pays ont changé ma façon de voir l’enseignement et m’ont permis de constater à quel point leur souci des élèves empreint leurs convictions et leurs actions. En tant que société, nous avons tendance soit à l’oublier ou à l’occulter. De nombreux enseignantes et enseignants ont affirmé qu’il s’agissait de la meilleure séance de perfectionnement professionnel de leur vie. Alors recommençons, encore et encore! Le processus d’écouter les enseignantes et enseignants et de valider leur travail peut maintenant être généralisé afin d’élargir les discussions, et pourrait être étendu aux gestionnaires.
Je vous prie donc de prendre quelques instants pour partager avec nous vos réflexions à propos de notre rapport et, si le cœur vous en dit, vos meilleurs moments d’enseignement.
Anglais intensif à l’école: Québec hésite, recrute en Ontario – La Presse
Source de contestation et d’inquiétude, l’implantation de l’anglais intensif dans toutes les classes de sixième année ne va pas aussi bien que le souhaiterait le gouvernement.
AUTRES NOUVELLES
Toronto – Le test d’alcoolémie sera obligatoire pour le bal de fin d’études – TVA
Investissement de 240 millions $ – Les tableaux interactifs déjà contestés – TVA
Bulletin unique: les enseignants s’inquiètent – La Presse
Étude américaine – L’obésité chez les enfants affecte les performances en mathématiques – TVA
L’enseignant qui a montré la vidéo de Magnotta est congédié – La Presse
Meilleurs profs du Québec – La classe de l’avenir – Journal de Montréal
Écoles secondaires de Québec – Des surveillants pour contrer les batailles de nourriture – TVA
FAITS SAILLANTS DES BLOGUES
Des bons moments – In scholam
Dès le début de l’année, je me suis construit une banque de ces bons moments en les compilant quotidiennement afin d’en garder la trace. En général, la reconnaissance est plutôt rare dans nos milieux, alors qu’on est souvent confronté à ce qui ne fonctionne pas : gérer des crises et éteindre des feux, voilà une partie du travail de direction, mais il reste cependant des moments exceptionnels au niveau pédagogique, mais surtout au niveau humain…Lire la suite
Des écoles de village menaces – Le Quotidien
Côte-Nord : deux écoles de la Manicouagan menacées de fermeture – Radio-Canada
Nous avons fait confiance à notre instinct andragogique et c’est ainsi que l’école Wilfrid-Bastien est devenue l’hôte la première conférence TEDx en français consacrée à l’éducation. Plus de 120 spectateurs de partout au Québec et aussi de l’extérieur de la province ont acheté des billets en ligne.
Lire peut changer le comportement – La Presse canadienne
(suite…)
Nous avons fait confiance à notre instinct andragogique et c’est ainsi que l’école Wilfrid-Bastien est devenue l’hôte la première conférence TEDx en français consacrée à l’éducation. Plus de 120 spectateurs de partout au Québec et aussi de l’extérieur de la province ont acheté des billets en ligne.
J’ai l’honneur de présider le comité de sélection des prix de l’ACE et d’annoncer l’appel de candidatures pour le prix Pat Clifford 2012 pour la recherche en éducation en début de carrière.
Le prix Pat Clifford de l’ACE reconnaît le travail réalisé par des chercheurs et chercheuses de la relève – leur promesse, leur apport à la recherche et leur détermination à innover et à remettre en question les postulats sous-tendant couramment les politiques, les pratiques ou les théories en éducation au Canada. En tant qu’enseignante en classe et de professeure-chercheuse, Pat Clifford intégrait la pratique et la recherche. Elle croyait fermement que l’enseignement se trouvait au cœur de la recherche et que la recherche était située au cœur de l’enseignement.
Date limite pour présenter une candidature : le jeudi 31 mai 2012, 17 h HAE
Le prix Pat Clifford revêt pour moi une importance personnelle. À titre de boursière doctorale Galileo, j’ai eu la chance d’apprendre aux côtés de Pat Clifford et de Sharon Friesen dans leur classe de 6e année. Lors de mes débuts comme professeur, j’ai enseigné avec Pat et Sharon à l’Université de Calgary. Nous avons publié ensemble des rapports sur l’engagement dans l’apprentissage et dans l’enseignement à l’aide de la technologie et nous avons présenté nos recherches lors de conférences. L’engagement inébranlable de Pat et de Sharon envers l’apprentissage des élèves m’a inspirée et formée en tant qu’enseignante. Leur volonté de remettre en question des idées couramment tenues à propos de l’enseignement et du leadership m’a modelée en tant que chercheuse. Leur confiance en mon potentiel et leur investissement dans la nouvelle chercheuse que j’étais m’ont permis de rehausser la visibilité de mes recherches sur l’engagement dans l’apprentissage au moyen de la technologie.
Le prix Pat Clifford incarne une ferme volonté de soutenir et de mobiliser le travail de nouveaux chercheurs dont les idées et le savoir changeront l’éducation. J’incite les nouveaux chercheurs et chercheuses à présenter leur candidature pour ce prix afin d’obtenir une reconnaissance officielle et de promouvoir leur travail de recherche, de profiter d’occasions de réseauter et d’élaborer des stratégies de mobilisation additionnelle avec l’ACE, de maximiser les incidences de leur travail sur les pratiques et de pouvoir soumettre un article de fond sur leur recherche à la revue Education Canada. Depuis deux ans, l’ACE a reconnu les contributions de Jessica Toste et de Carla Peck à la recherche en leur attribuant le prix Pat Clifford. Si vous êtes en voie d’obtenir une maîtrise ou un doctorat, ou si vous avez terminé une maîtrise ou un doctorat au cours des deux dernières années, vous pourriez être admissible à ce prix.
L’Association canadienne d’éducation (ACE) axera son programme stratégique sur les deux aspects suivants pendant l’année qui vient :
Les chercheurs et les chercheuses dont la recherche et le savoir approfondissent les connaissances et se répercutent sur les pratiques en matière d’engagement dans l’apprentissage et dans l’enseignement, qui font une contribution prometteuse à l’amélioration des politiques ou des pratiques en éducation, ou les deux, qui effectuent des recherches innovatrices ouvrant de nouveaux champs de recherche ou élargissant des domaines existants de recherche, sont vivement encouragés à présenter, ou à faire présenter, leur candidature pour ce prix.
En tant qu’enseignante, Pat Clifford croyait fermement que chaque enfant avait le droit de réussir brillamment et elle leur transmettait sa propre passion pour la littérature, l’écriture et l’histoire. Elle posait les mêmes questions aux élèves de la 1re année jusqu’à l’obtention de leur diplôme : « Qu’est-ce qui t’intéresse? Qu’est-ce qui te passionne? Quel travail te tente? Qu’est-ce qui te dérange? Et comment peux-tu en faire le sujet de ton travail? » Les chercheurs et les chercheuses de la relève qui se passionnent pour l’amélioration de l’apprentissage et de l’enseignement devraient se renseigner au sujet de ce prix.
Pour en savoir plus : http://www.cea-ace.ca/fr/awards/clifford-award
Date limite pour présenter une candidature : le jeudi 31 mai 2012, 17 h HAE
En début de semaine, je croisais sur ma TL Twitter un lien vers ce billet de l’Association canadienne d’éducation qui a su vite attirer mon attention, pour les bonnes raisons : l’émergence d’un nombre grandissant d’éducateurs canadiens qui cherchent à accélérer la transformation de l’éducation au Canada.
Les gens interviewés par l’ACE sont des éducateurs passionnés auxquels je suis abonné sur Twitter et dont je lis leurs billets à l’occasion. Ils m’inspirent. Ils m’éduquent. Ils font une différence, chacun à leur façon. Ils font partie de mon réseau d’apprentissage personnel/professionnel. Évidemment, ma curiosité de découvrir des noms francophones de la liste en PDF s’est ensuite transformée en étonnement de n’y voir qu’un nom (mais quel nom!), ce que je n’ai pas manqué de souligner par un tweet. Mais vite, j’en suis revenu aux intentions d’origine de ce billet : 1. Faire valoir aux éducateurs absents de Twitter toute la valeur et la puissance de réseauter avec tant de gens passionnés par l’apprentissage, et 2. Permettre à ceux qui y sont déjà d’étendre leur réseau avec la découverte de nouvelles personnes qui partagent des intérêts et passion similaires.
C’est pour cette raison que je me suis mis à la tâche de tenter de circonscrire une liste d’éducateurs francophones canadiens présents sur Twitter. Je cherche ainsi à permettre aux éducateurs francophones de se réseauter davantage mais également à nos amis de langue anglaise de pouvoir apprécier l’effervescence dans la communauté éducative francophone. Ainsi, il y aurait peut-être une plus grande sensibilisation à la vue de mot-clics tels que #ClavEd, #Clair2012, #inno2012, #TEDxWB traversant la TL de nos collègues anglophones. Collègues avec qui nous partageons, au fond, les mêmes ambitions d’une éducation véritablement du 21e siècle, une école que l’on veut différente de celle qui caractérise présentement notre société (et des défis – et succès – d’y arriver)… Je vois aussi des nuances, des couleurs, des traits de caractères peut-être, entre l’édutweeteur francophone et anglophone. J’ose peu m’aventurer dans ce type de généralisations (« Perception IS reality ») mais je peux vous confirmer que d’avoir la possibilité de tous les lire (et les comprendre) contribue énormément dans ma réflexion professionnelle.
Dans le souci de contribuer à défaire cette image de deux solitudes qui peut parfois caractériser ce beau pays qu’est le nôtre, permettez-moi de souligner à mes amis anglophones quelques blogues francophones à découvrir. Quelques sélections tout à fait subjectives ici :
Il est donc possible, à mon avis, de se faire un portrait « ad mare usque ad mare » de la scène éducative sur Twitter. À chacun de savoir en tirer avantage.
Déficit d’attention: les plus jeunes plus à risque de recevoir un mauvais diagnostic – La Presse Canadienne
Les plus jeunes enfants des classes des écoles primaires sont plus à risque de recevoir un diagnostic de TDAH (trouble du déficit de l’attention et d’hyperactivité) et de se faire prescrire des médicaments que les enfants plus âgés dans les mêmes classes, selon une nouvelle étude laissant entendre que certains enfants souffrant supposément de ce trouble pourraient avoir reçu un mauvais diagnostic.
AUTRES NOUVELLES
Enseignement secondaire – Un cours d’histoire passé à l’eau de Javel – Le Devoir
Une enquête plaide pour un retour de la dimension politique et nationale du Québec
L’Ontario courtise les enseignants sur You Tube – Radio-Canada
Conférence TEDx : 18 minutes pour changer le monde – Progrès Saint-Léonard
Tableaux blancs: Québec nie favoriser un «ami iberal» – La Presse
Une ombre au tableau blanc – La Presse
La tragédie inuite: le Nunavik décroche – La Presse
Hausse du décrochage scolaire dans plusieurs Regions – La Presse
Cours d’éthique et culture religieuse : les parents déboutés – Rad-Can
FAITS SAILLANTS DES BLOGUES
Le plagiat à l’ère des réseaux sociaux – In Scholam
En après-midi l’enseignante se présente donc de nouveau à mon bureau en me montrant une lettre qu’elle souhaite envoyer aux parents. Elle me fait part de ses réflexions, en me mentionnant qu’elle voit bien qu’elle ne peut manifestement plus demander aux élèves ce genre de devoir à la maison et qu’elle va plutôt miser sur des devoirs où les élèves devront produire des phrases personnalisées rendant ainsi le plagiat impossible. Elle gardera le cahier d’exercices pour l’école. Reste le problème de la correction, qui risque de s’avérer beaucoup plus longue que la correction de réponses uniques. Je lui suggère donc de ne corriger qu’une partie des devoirs, aléatoirement. L’idée même de laisser des fautes dans un cahier d’élève l’embête un peu, mais fera peut-être son chemin …Lisez
Tout vient à point à qui sait attendre – Céline Renaud-Charette
En animant une enquête collaborative récemment, j’ai demandé à une collègue qui venait observer la rencontre de me donner de la rétroaction sur un élément suite à la journée, soit ma gestion du «temps d’attente» ou plutôt du «temps de réflexion». Je lui ai demandé de vérifier si je respectais un minimum de 3 secondes de silence après une question posée au groupe et un minimum de 3 secondes de silence après une intervention de quelqu’un du groupe avant de reprendre la parole. Malgré le fait que c’était un objectif personnel, réfléchi et partagé, les «crochets» sur sa feuille d’observation n’étaient pas très élogieux….Lisez
Loi sur l’intimidation: un élève pourra être expulsé d’une commission scolaire – Le Soleil
Les écoles vont conserver beaucoup de latitude dans leur façon de lutter contre l’intimidation, mais elles devront prendre au sérieux ce problème, en vertu du projet de loi 56 déposé mercredi par la ministre de l’Éducation Line Beauchamp.
Notamment, le projet stipule qu’un directeur d’école aura davantage de pouvoir pour expulser au besoin un élève intimidateur d’une école, voire de toutes les écoles de la commission scolaire. Actuellement, il doit d’abord avoir obtenu l’aval de la direction de la commission scolaire…Lisez
Intimidation: le projet de loi de Québec laissera de la latitude aux écoles – Le Devoir
Les écoles catholiques de l’Ontario auront leurs clubs d’entraide homosexuels – Radio Canada
AUTRES NOUVELLES
Maternelle à temps plein : l’Ontario fera-t-il marche arrière? – Radio-Canada
Chanson d’Édith Piaf censurée: Line Beauchamp rabroue l’enseignant – La Presse
La CSDM reporte d’un an l’implantation de l’anglais intensif – Radio-Canada
Un programme destiné aux écoles s’apparente à une publicité – Radio-Canada
Pour encourager l’utilisation du français à l’école – L’approche ontarienne: s’amuser – Le Droit
Un syndicat d’enseignants contre le wi-fi dans les écoles – Rad Can
Langue d’enseignement – Les écoles passerelles de retour – TVA
Éducation – Hausse des suspensions dans les écoles ontariennes – Rad-Can
Autochtones: un «système d’éducation» pas efficace, dit un rapport – La Presse
FAITS SAILLANTS DES BLOGUES
Retour vers le future – Mario tout de go
Je reviens de l’événement Clair 2012. Je suis ravi et gonflé à bloc, tout comme je l’ai été les deux premières fois où j’ai participé au colloque. Comme je le mentionnais au moment d’écrire ce texte samedi, ce rassemblement d’éducateurs me tient beaucoup à coeur. J’ai souvent l’impression au retour vers mon domicile d’avoir pu vivre en compagnie de mes collègues une sorte d’intrusion dans le futur puisque les échanges sont davantage tournés vers ce que nous anticipons. À partir de ce que nous observons au Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska et dans les autres milieux innovants, certaines pistes d’action nous rassemblent et constituent une sorte de motivation à reprendre le boulot. Autant ladéCLAIRation que ce document construit avec la collaboration de tous témoignent de nos efforts à s’investir dans l’école de demain...Lisez
Enseignement de l’alphabet au préscolaire: rien ne presse, selon les enseignants – Le Soleil
AUTRES NOUVELLES
L’opposition à l’anglais intensif s’amplifie – Le Soleil
Plus d’élèves du secondaire convoitent des études universitaires – Radio Canada
Un portrait plus sombre qu’il n’y paraît – La face cachée du décrochage – TVA
Les tableaux interactifs se font attendre et soulèvent des questions – La Tribune
La localisation de l’école jouerait un rôle sur la santé des élèves – La presse canadienne
L’école 100 % francophone, un raccourci dangereux? – Le Devoir
La CSDM fait complètement fausse route, estime une spécialiste
Le décrochage mis en échec à l’école secondaire Pierre-Dupuy – La Presse
Les enseignants ont-ile des tâches trop Lourdes? – TVA
FAITS SAILLANTS DES BLOGUES
L’effet enseignant – Mario Tout de go
Intuitivement, on sait bien qu’un bon prof dans une classe peut faire une grosse différence pour des élèves. Mais jusqu’à quel point ?
Les économistes Raj Chetty (Harvard), John Friedman (Harvard) et Jonah Rockoff (Columbia) ont récemment publié les conclusions d’une des études s’échelonnant sur la plus longue période de temps aux États-Unis au sujet de l’impact que peuvent avoir les bons ou les mauvais enseignants sur les résultats des étudiants et sur leur avenir, une fois devenus adultes. Ils ont analysé les résultats de tests et des déclarations d’impôts de 2,5 millions d’Américains sur une période de vingt ans, de 1989 à 2009. L’équipe a conclu que les élèves qui ont des enseignants de plus grande valeur sont les plus en mesure d’atteindre les études post-secondaires et éventuellement, de gagner des revenus plus élevés. De plus, les étudiantes seraient moins susceptibles de devenir enceintes pendant l’adolescence…(lisez)
Quoi de mieux, avec la tasse de café matinale, que d’écouter une bonne présentation TEDx. La plupart des gens connaissent l’organisation TED (www.ted.com) qui signifie « Technology, Entertainment and Design » fondée en 1984. Elle fournit une plateforme sur laquelle des idées sont échangées entre membres d’une communauté, inventeurs, penseurs, chercheurs, et éducateurs. De plus, TEDx jouie d’une grande influence en créant un dialogue important qui inspire les spectateurs, en stimulant l’esprit d’innovation et la pensée hors des sentiers battus.
TEDxWilfrid-Bastien, est un évènement TEDx indépendant – par des acteurs du milieu de l’éducation – et pour des acteurs du même milieu – dans le but de discuter, réfléchir et célébrer l’éducation. Dédiée exclusivement à l’éducation d’aujourd’hui, cette conférence va vous permettre d’entendre un groupe de gens importants dans le milieu qui partageront leurs idées innovatrices en répondant à la question importante de la transition pédagogique vers une pédagogie du 21e siècle.
Cet évènement rare est un grand honneur, ainsi qu’une première pour l’école Wilfrid-Bastien. En plus, c’est le premier évènement TEDx consacré à l’éducation en français au Canada !
TEDxWilfrid-Bastien se tiendra le mercredi 29 février, 2012 entre 19 h et 22 h au 8420, Boulevard Lacordaire, Saint-Léonard, Québec, Canada. Puisqu’il n’y a qu’un nombre limité de billets disponibles, faites vite ! Visitez le lien suivant :
http://tedxwilfridbastien.eventbrite.com pour acheter vos billets dès aujourd’hui!
Écrit en collaboration avec Amber Judge
Notez bien : La capture vidéo de chacune des conférences sera disponible seulement lorsqu’elle aura été traduite avec sous-titres anglais et déposée sur le site officiel de TEDx.
L’anglais intensif, un projet «utopique» selon les professeurs – Le Soleil
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Le Rapport de l’évaluation pancanadienne en mathématiques, en sciences et en lecture est arrivé dans notre salle du personnel cette semaine. Les résultats d’ensemble transmettent de très bonnes nouvelles, mais comme c’est généralement le cas lorsque sont publiés les résultats de tests à l’échelle de systèmes, les médias ont scruté les données et ont attiré l’attention du public sur de mauvaises nouvelles. Cette fois, ils ont notamment traité de l’écart croissant entre les résultats des garçons et des filles, particulièrement en lecture.
L’ACE ne prend certainement pas à la légère la question des écarts grandissants entre les sexes, mais les taux différents de littératie et les questions touchant les sexes ne sont guère nouveaux en éducation, et le public doit comprendre qu’il y a de nombreux garçons qui excellent dans leurs études et de nombreuses filles qui éprouvent de la difficulté. Dans cet article d’Education Canada, Failing Boys, Beyond Crisis, Moral Panic, and Limiting Stereotypes, Wayne Martino de l’Université of Western Ontario explique les dangers associés à l’exagération et au renforcement constants des différences entre les sexes.
Comme il se produit typiquement lorsque les médias dissèquent les résultats du PISA, les manchettes négatives amènent certains ministères de l’Éducation à chercher des coupables, comme c’est le cas au Québec à la suite de la baisse des résultats en lecture. Pourtant, les enseignants en mathématiques se plaignent souvent que l’un de leurs principaux défis est de composer avec les difficultés de lecture et de compréhension des problèmes écrits de leurs élèves – or, au Québec, les résultats en lecture ont baissé et ceux en mathématiques comptent parmi les meilleurs au Canada.
Comme je l’ai déjà affirmé, nous ne nous limitons pas à une seule mesure ou à un seul test pour établir un diagnostic médical. Quand quelqu’un tousse, on ne saute pas à la conclusion qu’une maladie pulmonaire grave en est la cause. Nous procédons à des tests multiples pour poser le bon diagnostic. En éducation, toutefois, un test serait suffisant et indiquerait tous les problèmes et toutes les lacunes? Lorsqu’il est question de diagnostiquer les défis, les forces et les faiblesses en éducation, il est grand temps que nous dépassions l’attitude simpliste et erronée selon laquelle « un test dit tout ». Les parents, les éducateurs et les élèves méritent mieux.
Comme l’a exprimé Jodene Dunleavy dans son article d’Éducation Canada, Pour une interprétation bien adaptée des résultats du PISA 2009:
“J’attribue à l’OCDE elle-même une partie de la responsabilité pour la réaction publique. Il est facile d’être intimidé par l’ampleur des graphiques et des explications découlant de chaque évaluation. Cela n’explique pas isolément, toutefois, l’attention démesurée accordée au classement des 65 pays participants combinant les résultats en lecture, en mathématiques et en sciences. En constatant comment le public s’est approprié les résultats, il est difficile de ne pas croire que le classement des pays du PISA correspond aux Olympiques du monde de l’éducation.”
Dans notre bureau, de nombreuses questions ont fusé au sujet du PPCE. Posons-nous les bonnes questions au sujet de ces évaluations des résultats des systèmes scolaires? Le PPCE, tout comme le PISA, mesure la réussite des élèves en mathématiques, en lecture et en sciences, mais ne tient pas compte des approches d’apprentissage, de l’engagement des élèves et des environnements pédagogiques lors de l’établissement de comparaisons entre les provinces.
Fait encourageant, des débats nourris ont cours en Europe à propos de la nécessité d’ajouter la créativité aux aspects mesurés par le PISA, mais devrait-il aussi évaluer autre chose? L’engagement des élèves? L’équité? Devrait-il y avoir des répartitions par sous-groupes, et non seulement par sexe?
Nous croyons que d’autres aspects pourraient et devraient être mesurés? Qu’en pensez-vous?
On reconnaît de plus en plus, tant au Canada qu’aux États-Unis, que l’équité en éducation est critique à notre avenir collectif. Quoique la performance des systèmes d’éducation canadiens soit supérieure sur les plans de l’équité et de la qualité, il n’en reste pas moins des écarts au chapitre des résultats des élèves et des possibilités d’éducation.
Quel est, d’après vous, le plus important défi qui se pose pour assurer des résultats équitables chez les élèves? Quelle est, d’après vous, la chose la plus importante ou la plus prometteuse que peuvent faire les écoles pour faire progresser l’équité? Quelle est, d’après vous, la politique le plus importante ou la plus prometteuse que peut instituer une commission ou un conseil scolaire, ou le gouvernement, pour faire progresser l’équité.
Une impressionnante liste d’experts en matière de politiques, de chercheurs, d’éducateurs, de parents, d’étudiants et d’élèves ont accepté de partager leurs points de vue informés afin de contribuer à répondre à ces questions. Pendant deux semaines, soit du 21 novembre au 2 décembre, notre blogue mettra l’accent sur l’équité en éducation, mettant en vedette des blogueurs invités spécialisés en plusieurs questions : l’éducation intégrée, les Premières Nations, les personnes LGTBT, les minorités racialisées et les communautés d’engagement de parents, ainsi que des chercheurs spécialisés en écoles urbaines et en élèves marginalisés – qui mettront en commun leurs idées pour s’assurer que tous les apprenants disposent de possibilités équitables.
Cette initiative fait suite au symposium international de 2010 portant sur l’équité et l’innovation organisé conjointement par l’ACE et par le Stanford Center for Opportunity Policy (SCOPE). Une nouvelle édition thématique spéciale de la revue Education Canada fait fond sur les exposés et les débats percutants qui ont eu lieu pendant cet événement, accordant une emphase particulière à la façon de rehausser l’équité lors du passage des innovations locales en pratiques efficaces à l’échelle du système d’éducation.
Nous vous prions donc de visiter notre blogue au cours des deux prochaines semaines. Nous espérons également que vous vous intéresserez aux articles publiés dans Education Canada, aux ressources informationnelles sur l’équité et aux commentaires du blogue. Nous vous incitons à participer et à contribuer vos propres réflexions et opinions à cette importante campagne d’information.
Remue-méninges éducatif – Progrès Saint-Léonard
Camp pédagogique à l’école Wilfrid-Bastien
Enseignants, directeurs et étudiants en enseignement des quatre coins du Québec se sont donné rendez-vous à l’école primaire Wilfrid-Bastien, le 1er novembre, pour assister à un événement d’envergure internationale : le premier camp pédagogique (EdCamp) francophone.
Au cours de ma première année à la direction générale de l’ACE, j’ai eu le plaisir de partager notre vision et notre mission avec de nombreux éducateurs et éducatrices au Canada. Je me suis rendu compte qu’il était grand temps de faire preuve du courage nécessaire pour faire changer les conceptions profondément ancrées de l’enseignement conventionnel et de l’apprentissage. Nous convenons que nous désirons que tous nos jeunes soient habiles en résolution de problèmes du 21e siècle, en réflexion critique et créative, en collaboration et en communication, mais la façon dont nous concevons la voie à suivre s’échelonne d’un peu de bricolage à une transformation massive. La majorité des personnes qui innovent font face à des obstacles lorsqu’ils tentent de repousser les limites en vue d’atteindre cet objectif. C’est pourquoi le moment est venu d’aller au-delà de la rhétorique du 21e siècle et de bâtir des stratégies qui favoriseront l’innovation au lieu d’y nuire. L’ACE travaille ferme pour vous convaincre de la nécessité de cette transformation.
Les personnes qui participeront à la réunion de 2011 du conseil consultatif de l’ACE, L’apprentissage au 21e siècle – De la rhétorique à la réalité, auront l’occasion d’entendre trois conférenciers qui ont acquis de première main des connaissances et de l’expérience en pédagogie innovatrice, l’un à l’échelle internationale, une deuxième dans une école canadienne et un troisième dans une classe canadienne. Après leurs brefs exposés, les conférenciers et participants exploreront les obstacles qui surgissent lors du passage de leur pensée innovante à une transformation d’ordre systématique.
Cette réunion du conseil consultatif est bien plus qu’un rassemblement de spécialistes du domaine de l’éducation et du secteur privé visant à prendre connaissance de ce que peuvent accomplir les pratiques innovantes. Il s’agit de développer chez les participantes et les participants une volonté plus ferme de passer enfin de l’étape des discussions et des débats à celle des réalités plus pragmatiques. En éducation, les projets pilotes ont été la façon la plus facile de démontrer le potentiel de l’innovation et de la transformation en éducation, mais ces projets sont rarement devenus systémiques.
Depuis des décennies, on a consacré des efforts et des ressources considérables en éducation afin d’établir l’équité, en particulier aux points d’arrivée des élèves. Toutefois, en cours de route, l’éducation cesse d’appliquer ce principe fondamental et un nombre croissant de jeunes quittent les études, soit désillusionnés, soit remettant sérieusement en question la pertinence de leurs apprentissages. L’équité des possibilités, visant à s’assurer que tous les enfants atteignent leur potentiel, peut devenir le prochain objectif du 21e siècle. Assurer l’équité des possibilités oblige toutes les parties prenantes en éducation à privilégier l’établissement de nouveaux environnements d’apprentissage et d’enseignement comblant les besoins de tous les enfants, et non d’une minorité d’entre eux.
Cette réunion du conseil consultatif mettra ce principe à l’avant-plan et constituera une plateforme critique pour échanger et débattre à propos des façons de répondre véritablement aux besoins de TOUS les enfants.