Consignes à l’intention des auteurs du magazine ÉDUCATION CANADA

Le magazine Éducation Canada, produit 4 fois par année, est une publication par le Réseau ÉdCan et accessible en ligne. Ancrés dans l’expérience et la perspective de l’éducation au Canada, nos articles, en anglais et en français, donnent voix aux enseignants, aux directeurs d’écoles, aux administrateurs et aux chercheurs, c’est-à-dire à un réseau croissant d’experts qui se penchent avec courage et honnêteté sur les enjeux actuels de l’école et de la pratique en classe. Pragmatique et accessible, fondé sur des données probantes, le magazine Éducation Canada jette des ponts entre politiques, recherche et pratique.

En diffusant des pratiques éprouvées, des études de cas, des résultats d’études et des récits personnels qui traduisent la réalité actuelle de la classe, Éducation Canada aide les enseignants à relever les défis quotidiens. Dans les salles des professeurs et les salles de lecture, tout comme pendant des séminaires, le magazine sert souvent d’amorce à des discussions sur la réforme de l’éducation. En effet, nous incitons activement nos lecteurs à revoir leurs idées sur la jeunesse, les apprenants, l’apprentissage, l’enseignement et la réussite scolaire.

1. CONTENU

Le contenu de chaque numéro est déterminé par les rédacteurs en chef (anglophone et francophone), en consultation avec les conseillers du Réseau ÉdCan et le comité de rédaction. Nous veillons à présenter le point de vue de divers secteurs et de différentes régions du pays.

Chaque numéro comporte une section thématique, généralement composée de trois articles de fond. Les autres articles traitent de questions très diverses et de sujets liés à l’éducation, choisis pour leur pertinence, leur intérêt et leur utilité pour les enseignants. Les articles comptent entre 1 000 et 2 000 mots.

THÈMES DE 2019-2020

NUMÉRO 1 (mARS 2019)  Être à la hauteur : évaluer l’apprentissage des élèves

Ce numéro offrira un nouveau point de vue sur l’évaluation des élèves, et ira au-delà des lieux communs pour jeter un regard critique sur le processus actuel d’évaluation de l’apprentissage, au Canada et à l’étranger. Pourquoi même les enseignants récemment diplômés ont-ils tendance à évaluer leurs élèves comme ils ont eux-mêmes été évalués à l’école? Quelle est l’utilité de la collecte de données à l’échelle provinciale, nationale ou internationale, et comment pourrait-on utiliser celles-ci pour améliorer l’apprentissage des élèves? Qu’en est-il des notes — que mesurent-elles vraiment? Dans quel but attribue-t-on des notes aux élèves, et dans quelles mesures sont-elles précises? Est-il équitable d’inclure le comportement de l’élève dans l’évaluation de son apprentissage? Quelle est l’incidence de l’importance accordée aux notes et aux évaluations sommatives sur l’attitude des élèves et des enseignants ainsi que sur le véritable apprentissage? Et d’autre part, quel est l’effet du nivellement par le bas ou des politiques selon lesquelles « l’échec n’est pas permis »? L’auto-évaluation des élèves devrait-elle tenir une place dans l’évaluation globale?

Date d’échéance : 1er septembre 2018

NUMÉRO 2 (MAI 2019) – L’identité de genre et l’éducation sexuelle dans nos écoles

Comment devrions-nous aider les élèves allosexuels et transgenres? Toutes les écoles et toutes les commissions scolaires se préoccupent de cette question, tant au niveau des politiques que des salles de classe. Comment encourageons-nous une culture scolaire qui respecte toute l’étendue du continuum de la sexualité et du genre? Comment répondrons-nous aux critiques que pourrait nous adresser la collectivité? Le rôle de l’éducation sexuelle et la controverse renouvelée à ce sujet dans certaines provinces peuvent être explorés au-delà de la rhétorique et en s’appuyant sur la recherche, tout comme peuvent l’être les programmes qui abordent l’homophobie, la misogynie, le sexisme ou l’assentiment. Que nous dit la recherche sur l’éducation sexuelle, l’intimidation liée au sexe et à propos des élèves LGBTQ2+, et comment peut-elle nous permettre de convertir cette information en bonnes pratiques? Quels obstacles reste-t-il encore à surmonter?

Date d’échéance : 15 novembre 2018

NUMÉRO 3 (SEPTEMBRE 2019) – L’enseignement culturellement responsable

Les enseignants sont-ils préparés à accueillir des élèves issus de divers milieux culturels, linguistiques et religieux, et sont-ils à l’aise de le faire? La diversité grandissante des élèves dans les écoles canadiennes exige de la part des éducateurs l’acquisition de compétences inclusives et interculturelles favorisant la réussite d’élèves d’horizons divers, autant sur le plan scolaire que social. Quelles sont les meilleures pratiques en matière de diversité en classe et de quelles ressources ou de quel soutien les enseignants ont-ils besoin pour acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour les mettre en œuvre? Un exemple de ces pratiques serait l’approche d’ouverture élaborée par M. Sharrokye Hollie, Ph. D., qui accorde une grande valeur à la culture et à la langue des élèves, permettant à ceux-ci d’utiliser la voix qui est liée à leur identité. Dans un monde de plus en plus intolérant à la diversité culturelle, il est important pour Éducation Canada de montrer la voie vers les pratiques d’enseignement les plus appropriées, stimulantes et adaptées aux salles de classe diversifiées d’aujourd’hui.

Date d’échéance : 25 février 2019

NUMÉRO 4 (DÉCEMBRE 2019) – Le bien-être au travail

Le personnel à tous les niveaux de nos systèmes d’éducation publique est quotidiennement soumis au stress et à l’épuisement causés par les pressions systémiques, les attentes et les facteurs qui échappent à son contrôle. Dans cette édition d’Éducation Canada, nous mettons l’accent sur les manières dont nous pouvons (et devons) renforcer le bien-être émotionnel et social du personnel des systèmes d’éducation publique primaire et secondaire, et ce, afin de favoriser des milieux scolaires plus sains et des expériences d’apprentissage plus enrichissantes pour les élèves. Les articles porteront sur une diversité d’enjeux, dont : l’établissement d’une culture organisationnelle favorisant le bien-être au travail; le bien-être des directions scolaires et du personnel de première ligne; l’identification et la remise en question des mentalités, des hypothèses et des perceptions du public envers le bien- être des professionnels de l’éducation, lesquels entravent le changement; et des pratiques prometteuses issues d’autres secteurs de travail. Nous visons à présenter des innovations en matière de milieux de travail sains, puis à utiliser les recherches émergentes pour produire des outils pratiques visant à faire du bien-être au travail une priorité absolue.

Date d’échéance : 20 mai 2019

Numéro 1 (mars 2020) – L’écologisation des écoles

Ce numéro examinera l’enseignement et le leadership environnementaux dans la conception d’écoles plus vertes et reliées aux pratiques connexes. Parmi les sujets possibles, mentionnons l’éducation en plein air, l’apprentissage pratique de l’environnement et de véritables programmes d’éducation environnementale, y compris la méthode d’enseignement portant sur les changements climatiques. On y abordera également les questions d’une conception « plus verte » de l’école (tant en ce qui concerne l’économie d’énergie que le contact plus direct avec la nature) et celui des écoles « certifiées écologiques ». Cela représentera également une bonne occasion de mettre en valeur des programmes d’éducation autochtone qui enseignent les liens traditionnels avec le patrimoine naturel et la relation des apprenants avec celui-ci.

Date d’échéance : 1er Septembre 2019

Numéro 2 (mai 2020) – L’éducation et les métiers spécialisés

Avec moins de jeunes qui acquièrent les compétences nécessaires pour remplacer une génération vieillissante de gens de métier qui vont bientôt prendre leur retraite, les pénuries de travailleurs spécialisés dans les métiers spécialisés se profilent à l’horizon alors que ces carrières se complexifient. À mesure que l’automatisation, l’instrumentation, l’électronique et les nouveaux systèmes énergétiques deviennent omniprésents dans notre vie, de nombreux métiers traditionnels tels que la construction, les transports et la fabrication sont désormais étroitement liés à la technologie et nécessitent donc de nouvelles compétences plus sophistiquées. Malgré le fait que les métiers spécialisés fournissent un emploi stable et bien rémunéré, la perception que le métier est un métier secondaire est bien moins convaincante que de poursuivre des études universitaires, même si de plus en plus de diplômés universitaires luttent contre un emploi précaire. Dans ce numéro, Éducation Canada examine le rôle que nos écoles publiques jouent, pourraient et/ou devraient jouer pour exposer les étudiants à ces cheminements de carrière, les préparer aux futurs besoins du marché du travail et faciliter leur transition vers la formation dans les métiers. Les étudiants ont-ils des possibilités d’apprentissage par l’expérience adéquates pour étudier les métiers, des possibilités adéquates d’apprendre à leur sujet et un soutien adéquat pour négocier l’entrée dans des programmes postsecondaires et des stages d’apprentissage qui les y conduiront? Comment pouvons-nous changer le récit, contrer la stigmatisation et exprimer la valeur des métiers spécialisés pour les jeunes et leurs parents? Comment notre système éducatif assume-t-il les multiples rôles qui consistent à favoriser l’acquisition des compétences et des connaissances dont les élèves ont besoin pour devenir des citoyens du monde informés et actifs, et à les préparer également à répondre aux besoins de demain en matière de main-d’œuvre?

Date d’échéance : 15 novembre 2019

Chroniques

Outre les articles de fond, le magazine propose un certain nombre de chroniques qui reviennent dans la plupart des numéros. Les chroniques comptent entre 700 et 1 500 mots. Les pratiques prometteuses et la voix de l’expérience reviennent à chaque édition, alors que les autres apparaissent moins régulièrement.

La voix de l’expérience

Cette chronique de 700 mots est une réflexion sur l’enseignement et l’apprentissage, fruit d’une expérience personnelle. Il s’agit de raconter la rencontre d’un élève qui a renforcé votre passion d’enseigner, une situation qui a changé votre façon de voir ou qui vous a permis de mieux comprendre l’enseignement ou l’apprentissage. Nous cherchons des textes qui puissent émouvoir ou inspirer les lecteurs ou leur rappeler l’importance du travail des éducateurs. Nous invitons les enseignants, les élèves, les parents et toute autre personne touchée de près par l’éducation à soumettre des textes.

Pratiques prometteuses 

Cette chronique entre 1 000 et 1 500 mots met à l’honneur des méthodes et des programmes novateurs, aux résultats encourageants. Racontez la genèse de votre projet, les obstacles que vous avez surmontés, la réaction des élèves et des autres parties prenantes et votre façon d’évaluer vos résultats.

Bien au travail

Notre objectif est de savoir pourquoi et comment soutenir le bien-être du personnel de notre école à tous les niveaux et créer une culture scolaire saine pour les élèves et le personnel.

Point de vue 

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un article d’opinion, équivalant à l’éditorial d’un journal. Votre argumentation doit être logique et bien étayée. Idéalement, le texte portera sur un sujet « chaud » qui divise l’opinion ou suscite une controverse en éducation. Le tout en 700 mots.

Design et Technopédagogie

Cette chronique en 700 mots vise à aider les éducateurs à tirer leur épingle du jeu technologique. Qu’il s’agisse de méthodes éprouvées pour protéger les renseignements personnels ou mobiliser les élèves, l’accent est mis essentiellement sur la façon d’utiliser la technologie pour stimuler la participation des jeunes ou les aider à atteindre leurs objectifs d’apprentissage.

Notre monde aujourd’hui 

Un tour du monde à la recherche de faits nouveaux et de sujets d’actualité en éducation, généralement (mais pas exclusivement) en français. Généralement 700 mots.

École et collectivité 

Rubrique sur des liens tissés au sein de la communauté scolaire et sur les relations entre l’école et la collectivité. Porte sur tout ce qui concerne la façon de ménager une atmosphère positive à l’école, jusqu’à la collaboration de bénévoles de la communauté, en passant par l’importance des liens entre les enfants et la nature.

Critique de livre 

Chaque numéro contient deux critiques de 350 mots chacune, une en français et une en anglais, souvent liées au thème du numéro en question.

2. PRÉSENTATION DES ARTICLES

L’année 2017 marque le repositionnement d’Éducation Canada, qui s’ouvre à toutes les personnes s’intéressant à l’éducation et se veut donc plus accessible. Vous aurez plus de chances d’être publié si vous vous conformez à la philosophie et au style que nous avons adopté. Ainsi, nous priorisons les articles :

  • qui développent un sujet qui est utile et qui interpelle, par exemple, ce dont débattent les éducateurs et ce qui les préoccupe, individuellement;
  • qui démontrent la maîtrise d’un sujet ou un les compétences d’un chercheur;
  • qui sont lisibles et exempts de jargon, c’est-à-dire, dont le style est accessible (voir « Conseils stylistiques », ci‑dessous).

Petit mot à l’adresse des universitaires : La rédaction d’Éducation Canada voit d’un bon œil l’idée de renseigner les praticiens sur la théorie, la recherche et l’expérience de terrain des chercheurs et des administrateurs. Cela dit, nous voulons plus qu’un « rapport de recherche » standard. Nous invitons plutôt les chercheurs à proposer une interprétation de leurs résultats et des recommandations à l’intention des praticiens. Quelle est l’incidence de votre étude sur la pratique en classe ou pour la direction de l’école ou du district scolaire? Demandez-vous ce que les lecteurs peuvent tirer de votre article pour améliorer leur pratique. Voyez par exemple l’article en ligne intitulé « Arrêtons la guerre des maths! », paru en 2015, dans lequel Daniel Ansari, spécialiste des neurosciences, éclaire le débat idéologique et théorique et fournit des données neuroscientifiques à l’appui de moyens plus efficaces d’apprendre les mathématiques.

Soumettre un article

Envoyez au rédacteur en chef quelques paragraphes résumant votre sujet, expliquant son utilité ou son importance et décrivant (en gros) la structure que vous comptez lui donner. Rappelez-vous que nos articles sont en moyenne plus courts que dans nombre de magazines. La majorité des textes relatifs à la thématique comprennent entre 1 000 et 2 500 mots. Les chroniques comptent entre 700 et 1 500 mots. À noter que nous acceptons des propositions de textes plus courtes.

Les manuscrits originaux seront pris en considération, mais nous préférons les versions abrégées. Il est rare qu’un article fini corresponde d’assez près à nos critères pour que nous puissions le publier tel quel.

Nous recevons de nombreuses propositions, mais, l’espace étant restreint, nous devons parfois refuser des articles fort bien présentés, simplement parce que nos pages sont déjà pleines.

Nous accusons réception de tous les articles, qu’ils soient acceptés ou rejetés, au plus tard un mois après les avoir reçus (à moins que quelque facteur déterminant ne retarde la décision). N’hésitez pas à communiquer avec le rédacteur en chef si vous n’avez pas eu de réponse de notre part au bout d’un mois.

Éducation Canada n’accepte pas d’articles faisant la promotion de produits ou de programmes commerciaux. Votre biographie ne doit donc pas évoquer vos activités commerciales.

Coordonnées

Veuillez envoyer vos propositions d’articles en français à :

Annie Côté, rédactrice en chef francophone
Éducation Canada
60, avenue St. Clair Est, bureau 703
Toronto (Ontario)  M4T 1N5
Tél. : 416 591-6300
Téléc. : 416 591-5345
redaction@edcan.ca

Veuillez envoyer vos propositions d’articles en anglais à :

Holly Bennett, Editor
Education Canada
60 St. Clair Avenue East, Suite 703
Toronto, ON M4T 1N5
Tel : (705) 745-1419
editor@edcan.ca

3. PROCESSUS ÉDITORIAL

Si votre article est accepté, la rédaction vous fera part de la date de tombée définitive. Si vous ne respectez pas la date convenue sans en avoir eu l’autorisation de la rédaction au préalable, la publication de votre article pourrait être annulée ou reportée.

Nous vous invitons à prendre connaissance des conseils stylistiques, plus loin, avant de rédiger votre article. Vous aurez ainsi une idée plus claire du « style du magazine » et le processus d’édition n’en sera que plus facile.

La décision de publier un article, sollicité ou non, n’est prise qu’après lecture du texte entier. La rédaction se réserve le droit de rejeter un article dont le style ou le contenu ne convient pas à ce magazine.

Après avoir soumis votre projet d’article, les échanges avec la rédaction peuvent durer pendant environ six semaines. La rédaction vous suggérera des modifications destinées à le rendre plus clair et plus lisible, à l’adapter à la forme et au style du magazine ou à l’abréger au besoin. Les auteurs sont parfois priés de modifier leur texte pour en accroître la pertinence ou le rendre plus accessible à nos lecteurs.

Les auteurs sont invités à approuver tous les changements apportés par la direction avant la mise en page. La rédaction peut néanmoins apporter des changements mineurs de dernière minute, dictés par l’espace disponible.

Optimisation de la recherche sur Internet

Pour faciliter la recherche de votre article en ligne, vous pourriez être priés d’y inclure des mots-clés pertinents. Il s’agit simplement de faire en sorte que Google propose votre article quand des gens feront une recherche sur le sujet en question. Plus un mot-clé est utilisé, plus le système reconnaît que votre article est lié à ce sujet. Il est également conseillé d’intégrer dans votre texte des liens contextuels vers d’autres articles d’Éducation Canada pour améliorer son classement parmi les résultats de recherche.

Exclusivité en ligne

La version en ligne d’Éducation Canada reçoit un nombre considérable de visites d’un public national et international croissant, constitué de lecteurs et de chercheurs. Le format Web nous permet d’ailleurs de mettre en évidence des articles qui ne paraîtront qu’en ligne.

Il nous arrive en effet de publier un article en exclusivité sur notre site Web. Certains articles se prêtent particulièrement à ce format, ce qui nous permet, par exemple, d’y intégrer des liens vidéo. De même, si nous ne disposons pas d’autant de pages imprimées que nous le prévoyions, nous suggérons une publication exclusive en ligne, de sorte que l’article paraît plus rapidement que si nous attentions la possibilité de l’imprimer dans un numéro ultérieur, parfois au terme de plusieurs cycles de publication.

Les articles publiés exclusivement en ligne sont archivés dans les banques de données sur l’éducation, comme le reste du numéro. Ils sont également l’objet d’une promotion sur le site Web du Réseau ÉdCan et dans les médias sociaux. Puisque la plupart de nos lecteurs nous découvrent grâce à notre site Web, les articles qui y sont publiés en exclusivité ont un lectorat aussi nombreux que les articles imprimés.

Rémunération

À moins de circonstances exceptionnelles, le Réseau ÉdCan ne rémunère pas les auteurs. En plus de recevoir 2 exemplaires de l’édition où paraît leur article, les auteurs deviennent membres du Réseau ÉdCan, ce qui comprend un abonnement d’un an au magazine Éducation Canada.

Droit d’auteur

Le contenu d’Éducation Canada est l’objet d’une licence Creative Commons non exclusive du type attribution non commerciale sans travaux dérivés. Les utilisateurs sont libres de le copier, de le distribuer et de le transmettre à des fins non commerciales, à condition de le distribuer dans son intégralité et d’en attribuer le crédit à l’auteur, à Éducation Canada, au Réseau ÉdCan et à son site Web (www.edcan.ca/fr). Il est interdit de modifier, transformer ou étoffer le contenu ou de l’utiliser à des fins commerciales sans l’autorisation de l’auteur.

L’auteur conserve la propriété intellectuelle de son article. Une fois ce dernier publié, il est libre de l’utiliser à d’autres fins.

4. CONSEILS STYLISTIQUES : ÉCRIRE POUR ÉDUCATION CANADA

Éducation Canada est un magazine, et non une publication savante. Nos lecteurs sont des éducateurs bien informés, qui s’intéressent au domaine, mais tous ne sont pas des universitaires. Du reste, certains articles du magazine sont conseillés aux parents et à d’autres lecteurs profanes.

Le style du magazine diffère de celui d’une publication savante. Nous sommes conscients que cette différence représente une courbe d’apprentissage assez abrupte pour les auteurs habitués à une forme plus classique. La rédaction s’engage à collaborer avec vous pour vous aider à produire un article plus invitant, plus lisible et plus conforme au style d’un magazine, sans sacrifier l’information précieuse ni l’analyse que vous y livrez. Vous trouverez ci‑dessous quelques conseils et quelques liens vers des articles antérieurs, qui illustrent le type de texte que nous cherchons.

Simplifiez

Évitez le jargon et les tours trop formels ou tortueux propres au monde académique, qui nuisent parfois à la lisibilité. Écrivez comme si vous expliquiez votre projet ou votre étude à un ami qui s’y intéresse. Évitez les phrases trop longues, gonflées de multiples propositions, et les déterminants en cascade (« un programme novateur, pédagogique, participatif et culturellement inclusif »). N’abusez pas de la voix passive.

Offrez une amorce intéressante

Trouvez une formule personnelle, surprenante ou visuellement attrayante pour stimuler l’intérêt des lecteurs et les inciter à lire votre article.

L’introduction standard des revues savantes n’est pas invitante. (Par exemple : « En 2015, l’École de X, de l’Université Y, a entrepris une étude longitudinale de quatre ans, financée par la Fondation XYZ, qui compare la politique et la pratique de l’évaluation formative de trois ministères de l’Éducation, etc. ») Voyez plutôt les trois propositions ci‑dessous, tirées d’articles récemment parus dans Éducation Canada :

  • Décrivez l’action : « Le 26 février 2014, un blizzard s’abat sur la région de Baker Lake entraînant des températures extrêmes de -70 degrés Celsius avec le facteur éolien. Tandis que les chiens trouvent refuge du mieux qu’ils peuvent près des habitations sur pilotis surplombant le village, les habitants demeurent à l’intérieur et attendent que la tempête passe en s’efforçant de limiter leur consommation d’eau. Tout est blanc et le peu d’activités que possède le village est interrompu. »
  • « … Une semaine d’activités (Task Week) s’adresse aux élèves de 12e année de l’école secondaire “Jonah Amitnaaq” qui se démarquent en classe par leurs efforts et leur présence. Cette semaine d’activités unique est un privilège pour les quelque 140 élèves qui y participent en choisissant un métier pour lequel ils démontrent de l’intérêt. »
  • Utilisez la première personne : « Je m’appelle Léa-Matÿs. J’ai 14 ans. Je suis en Secondaire 3… Je voulais une école secondaire de bonne réputation. »
  • Proposez une analogie : « Dans Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll, la Reine rouge dit à Alice : “Dorénavant, cela prendra toutes tes forces pour conserver la même place sur l’échiquier. Si tu veux te déplacer et aller ailleurs, tu devras au moins déployer deux fois plus d’efforts que tu ne l’as déjà fait.” Dans le contexte général des réformes continues imposées aux systèmes éducatifs à la recherche d’une nouvelle gouvernance, bien des dirigeants ont à vivre au quotidien, la médecine prônée par la Reine rouge. »
  • Attaquez par une question : « Vous devez choisir une école au Manitoba pour vos enfants? Combien de possibilités sont disponibles? »
  • Présentez différentes perspectives, de manière concrète. Les histoires vraies, les exemples, les mots mêmes des participants et l’usage de la première personne élargissent la perspective et transforment un avis théorique en un contenu concret, que le lecteur pourra facilement se figurer, voire utiliser. Demandez l’avis des élèves, des enseignants ou de spécialistes et rapportez directement leurs propos pour rendre l’article plus vivant et interpeller le lecteur, émotivement et intellectuellement. Écrire « Les parents ont manifesté leur inquiétude, mais grâce à de bonnes communications, nous avons atténué leurs craintes » n’est pas aussi engageant que demander à un parent de décrire son malaise initial et de dire ce qui l’a fait changer d’avis pour ensuite le citer afin d’appuyer votre commentaire général sur un exemple concret.
  • Segmentez le texte. Utilisez des sous-titres pour aider vos lecteurs à comprendre la structure de votre article et les inciter à lire la suite. Songez à mettre une partie du texte dans un encadré ou à en présenter une partie sous forme de graphique. Les aide-mémoire, les étapes d’une démarche et les listes de ressources se prêtent très bien à ce procédé.Titre et sous-titre. Suggérez un titre bref (cinq à huit mots au plus) et accrocheur ainsi qu’un sous-titre qui situe votre article en contexte. « Quand les TIC font mouche : Leur impact sur l’engagement scolaire des élèves » « L’importance de commencer tôt : Les maternelles 4 ans temps plein en milieu défavorisé »
Exemples d’articles

Voici une liste d’articles déjà parus dans Éducation Canada. Sans être parfaits, ils illustrent tous d’importants éléments de style et donnent une idée de la présentation que nous souhaitons. Nous vous encourageons à en lire quelques-uns au complet pour voir comment les conseils ci‑dessus s’appliquent à une gamme d’articles.

  • « Place à l’innovation et à la création!
    Pour contrer le décrochage scolaire »
    L’auteur présente le projet Wapikonimobile qui offre des expériences de communication et de création porteuses d’espoir pour ces jeunes autochtones provenant de milieux défavorisés où le taux de décrochage scolaire est très élevé.
  • « Comment le cerveau apprend à lire
    Quelles implications pour l’école et les enseignants? »
    Un article basé sur la recherche et la pratique et suscitant une réflexion sur les effets de l’enseignement sur le cerveau
  • « Stratégies et défis des directions d’école
    Gestion du processus de changement »
    Une description réaliste des défis qui attendent les directions d’école dans la gestion du processus de changement en éducation. Cet article permet de mieux comprendre la complexité de leur tâche.
  • « Multimodale, l’école du 21e siècle! »
    Malgré un sujet plutôt aride et exigeant, l’auteur parvient à proposer aux lecteurs des stratégies très accessibles pour mettre en place des dispositifs multimodaux, hybrides et ouverts, afin de favoriser l’autoformation tout en se préoccupant de l’acte d’apprendre.

Soyez audacieux!

Il faut du courage pour changer les choses, en éducation comme en tout autre domaine. Nous savons que les éducateurs et les agents de changement les plus efficaces sont souvent ceux qui sont prêts à essayer malgré les risques, qui attirent l’attention sur un problème, qui osent aller à contre-courant et qui prônent l’innovation. Nous voulons que ces éducateurs intrépides se sentent en pays de connaissance dans les pages d’Éducation Canada (et au sein du Réseau ÉdCan).

Le courage c’est, entre autres, d’accepter d’apprendre de ses erreurs, mais également de transmettre aux autres ce que l’on a appris. Comme éducateurs, nous savons tous que l’erreur est une précieuse occasion d’apprendre. Pourtant, en éducation comme dans d’autres sphères d’activité, beaucoup hésitent à en témoigner. Normal : chacun veut se montrer sous son meilleur jour, et pourtant…

Pourtant, si vous ne rapportez que vos succès, vous empêchez vos lecteurs de profiter des leçons prodiguées par vos échecs. Que vous parliez de l’actualisation du programme d’études de la province, d’une initiative du conseil visant à rehausser le niveau de connaissance des matières de base, de partenariats entre l’école et les gens d’affaires de la ville ou d’une méthode pédagogique novatrice, de grâce, ne cachez pas les écueils ou les erreurs. N’hésitez pas à souligner vos bons coups, mais faites-nous savoir aussi ce qui a moins bien réussi, ce que vous feriez différemment et pourquoi vous changeriez.

Éléments visuels et vidéo

Si vous avez des photos qui peuvent compléter votre article (et que vous avez obtenu l’autorisation de les publier ou que vous pouvez nous aiguiller vers les sources), nous serions ravis de les voir. Des photos authentiques et de bonnes qualités (très claires, de haute résolution) sont toujours intéressantes.

De même, s’il existe une séquence vidéo pertinente, de nature à retenir l’attention, ou si vous pensez que votre sujet se prête à l’ajout d’une vidéo sur notre site, faites-nous-le savoir (étant entendu que nos ressources sont limitées en la matière et que nous ne pourrons pas toujours donner suite).

Citations

Veuillez noter que le texte intégral des citations ne paraîtra que dans la version en ligne. Les appels de note figureront dans la version imprimée, mais un énoncé, sous le titre « Notes » fera savoir aux lecteurs que « Le texte intégral des citations est accessible dans la version en ligne, au www.edcan.ca/fr/magazine/. »

Conformément au style habituel d’un magazine comme le nôtre, nous préférons ne pas utiliser de notes en fin de texte.

Il est généralement accepté, dans les magazines, de faire allusion aux sources au moyen d’un énoncé général comme « la recherche a largement démontré » (de fait, si elle le démontre si bien et que ces résultats sont généralement reconnus, il est inutile de citer une kyrielle d’ouvrages pour le prouver), « au terme d’une étude récente, Lebrun a constaté » ou « dans Ouverture, David Lamonde écrit : “CITATION”. »

N’utilisez les notes de fin de texte que si vous le devez absolument, pour attribuer à leur auteur des éléments puisés directement à d’autres sources dont il est trop compliqué, pour une raison quelconque, de rendre compte de manière plus familière dans le corps du texte. Vous pouvez en revanche utiliser les notes numérotées en pied de page pour fournir une brève explication au besoin. Les auteurs assument l’entière responsabilité de l’exactitude des citations. Veuillez vous en tenir à un maximum de six notes de fin de texte au plus dans une chronique et à dix pour un article de fond.

Éducation Canada présente les références suivant les recommandations du Chicago Manual of Style de l’Université de Chicago (appels de note et notes en fin de document), jugées plus conviviales parce que cette façon de faire ne nuit pas à la fluidité du texte.

Si vous travaillez en Word, utilisez la fonction « Références », puis « Insérer une note de fin, et choisissez le modèle de numérotation 1, 2, 3, etc. REMARQUE : les numéros sont séquentiels et le système n’en produit qu’un à la fois. Si vous devez répéter une source, n’essayez pas de reprendre le numéro initial, mais répétez l’information dans la seconde note.

Modèle de référence bibliographique à un livre :

Brunet, L., Morin, D., Alderson, M., Cacciatore, G., Savoie, A., Boudrias, J-S., & Nelson, K. (2015). L’incidence du leadership destructeur sur les attitudes et le comportement au travail. Humain et Organisation, 1, 1, 25-30.

Modèle de référence bibliographique à un article de périodique :

Gagnon, B. (2010). Le conseiller pédagogique, un partenaire pour vivre les changements en éducation au Québec. Vie Pédagogique, 153.

Ne joignez pas de liste de références à votre article.

utilisation de liens url dans vos textes

Si la ressource à laquelle vous faites référence se trouve en ligne, veuillez indiquer le lien URL où la trouver. Pour consulter vos références en ligne, les lecteurs de la version papier de notre magazine doivent manuellement inscrire les liens URL dans leur navigateur. Les liens URL peuvent s’avérer longs et complexes. S’ils sont pertinents, vous pouvez utiliser des outils comme Bitly ou Owl.ly afin d’obtenir une version plus courte de lien.