Consignes à l’intention des auteurs du magazine ÉDUCATION CANADA

Le magazine Éducation Canada, produit 4 fois par année, est une publication par le Réseau ÉdCan et accessible en ligne. Ancrés dans l’expérience et la perspective de l’éducation au Canada, nos articles, en anglais et en français, donnent voix aux enseignants, aux directeurs d’écoles, aux administrateurs et aux chercheurs, c’est-à-dire à un réseau croissant d’experts qui se penchent avec courage et honnêteté sur les enjeux actuels de l’école et de la pratique en classe. Pragmatique et accessible, fondé sur des données probantes, le magazine Éducation Canada jette des ponts entre politiques, recherche et pratique.

En diffusant des pratiques éprouvées, des études de cas, des résultats d’études et des récits personnels qui traduisent la réalité actuelle de la classe, Éducation Canada aide les enseignants à relever les défis quotidiens. Dans les salles des professeurs et les salles de lecture, tout comme pendant des séminaires, le magazine sert souvent d’amorce à des discussions sur la réforme de l’éducation. En effet, nous incitons activement nos lecteurs à revoir leurs idées sur la jeunesse, les apprenants, l’apprentissage, l’enseignement et la réussite scolaire.

1. CONTENU

Le contenu de chaque numéro est déterminé par les rédacteurs en chef (anglophone et francophone), en consultation avec les conseillers du Réseau ÉdCan et le comité de rédaction. Nous veillons à présenter le point de vue de divers secteurs et de différentes régions du pays.

Chaque numéro comporte habituellement une section thématique, généralement composée de trois articles de fond. Les autres articles traitent de questions très diverses et de sujets liés à l’éducation, choisis pour leur pertinence, leur intérêt et leur utilité pour les enseignants. Les articles comptent entre 1 000 et 2 000 mots.

THÈMES DE 2021

(Description des thèmes : voir www.edcan.ca/magazine/?lang=fr)

Numéro 1 (MARS 2021) – ENSEIGNER AVEC LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES NATIONS UNIES

À l’échelle mondiale, nous sommes confrontés à des défis sociétaux et environnementaux complexes tels que le changement climatique, la pauvreté, les inégalités et la dégénération de l’environnement, que nous nous devons d’affronter pour nous assurer un avenir plus durable pour tous. Les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies définissent 17 domaines d’action visant à maintenir la vie (humaine et non humaine), à mettre fin à la pauvreté et à atteindre la justice sociale. Ce sont les éléments constitutifs du bienêtre mondial.

Pour les éducateurs et les éducatrices, les ODD ont une importance et un potentiel éducatifs importants. Ils offrent une pertinence transversale et des occasions d’apprentissage inestimables aux élèves de découvrir leur rôle crucial dans la résolution de problèmes locaux, régionaux et mondiaux, en commençant par leur propre communauté. Simultanément, les ministères de l’Éducation, les districts scolaires et les communautés scolaires découvriront qu’un engagement envers les ODD peut aider les élèves à atteindre l’objectif crucial d’acquérir les six compétences pan canadiennes présentées par le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) (CMEC) pour les équiper à façonner un monde à la hauteur de leurs aspirations.

Dans ce numéro, nous explorons comment les enseignants et les enseignantes peuvent inciter les élèves à devenir des citoyens du monde actifs qui abordent les problèmes mondiaux réels avec espoir et autonomie.

Numéro 2 (MAI 2021) – Le retour à la « normale » ?

Enfin la tête hors de l’eau après une marée d’imprévus, gracieuseté de la pandémie. Sur la pointe des pieds, on peut entrevoir la rentrée régulière probable pour l’automne. En attendant ce retour à la normalité, si attendu par certains et craint par d’autres, nous avons enfin l’occasion de faire converger nos efforts vers notre mandat premier: mieux répondre aux besoins de tous les jeunes. Une question surgit des chambardements vécus par le système d’éducation : « Et si le retour à la normalité était un mirage dont il faudrait se méfier? Pouvons-nous ou devons-nous revenir à la normale? » Est-ce que l’essence des leçons apprises durant la pandémie peuvent nous inspirer de nouveaux moyens de penser l’école?

La crise sanitaire a mis en relief des iniquités du système qui remontent à loin, amenant le personnel scolaire à fonctionner autrement. Autrement et rapidement! La pandémie a aussi eu pour effet de montrer la formidable force d’inertie d’un gros moteur comme le système scolaire. Alors que la majorité des acteurs scolaires retiennent leur souffle en souhaitant le retour des conditions d’avant, on peut se demander comment cet immuable statut nous soutiendra pour faire face aux défis et aux possibilités du monde en mutation?

Dans ce numéro, nous invitons les auteurs (et les lecteurs) à :

  • Réfléchir sur les révélations et les défis surgis de la pandémie;
  • Présenter des exemples de créativité, d’innovation et d’adaptation (les astuces qui se sont avérés utiles et agréables et que nous voudrions conserver et améliorer);
  • Proposer une voie afin que le système d’éducation soit en mesure d’offrir à tous les élèves des conditions d’autodétermination et des outils pour relever les défis de l’avenir.

Bref, où l’agitation de cette grande marée nous a-t-elle laissés? Comment reprendre la mer sans oublier personne sur le rivage? Quel équipement prendre avec nous pour nous assurer des voyages prometteurs et stimulants pour chacun? Comment programmer notre boussole pour naviguer dans ce monde aux conditions changeantes?

Date d’échéance : 5 février 2021

Numéro 3 (septembre 2021) – Le bienêtre des élèves, ce déclencheur d’ambition

À peine sorti de l’emprise de la pandémie et de toutes les obligations sanitaires qu’elle a imposé au système éducatif pour préserver la santé physique des jeunes, voici le monde scolaire en situation toute aussi urgente de développer ou d’améliorer leur programme général pour la santé mentale des jeunes. Heureusement, certains ont un pas d’avance et pourraient en inspirer d’autres!

Dans notre numéro de septembre, nous examinons la santé mentale positive des jeunes sous plusieurs angles pour tous les niveaux scolaires. Nous sommes à la recherche de contributions dans les champs qui suivent :  

  • Quels changements systémiques favoriseraient la santé mentale positive de l’individu, du groupe classe et même de la communauté scolaire entière?
  • Quels sont les besoins réels des jeunes?. Parvenons-nous à les saisir? Une élève de 7 ans nous racontait récemment qu’elle avait accumulé des jetons de mérite en classe et qu’elle allait les utiliser pour deux privilèges : un congé de devoirs et un dîner avec son enseignante. Quels pourraient être les besoins de cette enfant?
  • Réussissons-nous à les écouter “pour de vrai”?  Sommes-nous habiles à leur faire découvrir leurs ambitions et à appuyer les choix qui feraient d’eux des personnes heureuses? En cette ère post-pandémique, comment l’école et la pédagogie pourraient-elles rallumer les passions qui bouillonnent dans chaque enfant en favorisant encore davantage leur engagement?
  • Quelles sont les histoires à succès sur le bienêtre des jeunes, sur la capacité de l’école à leur fournir un environnement sain où ils se sentent en sécurité et en confiance?.
  • Avons-nous des exemples de programmes et d’initiatives qui ont fait leurs preuves pour appuyer la santé mentale positive des jeunes? Des projets de littératie en santé mentale, d’anti-intimidation, de résilience et d’adaptabilité?

Date d’échéance : 15 avril 2021

 


CHRONIQUES

Outre les articles de fond, le magazine propose un certain nombre de chroniques qui reviennent dans la plupart des numéros. Elles comptent entre 700 et 1 500 mots. Les pratiques prometteuses et la voix de l’expérience reviennent à chaque édition, alors que les autres apparaissent moins régulièrement.

LA VOIX DE L’EXPÉRIENCE

Cette chronique de 700 mots est une réflexion sur l’enseignement et l’apprentissage, fruit d’une expérience personnelle. Il s’agit de raconter la rencontre d’un élève qui a renforcé votre passion d’enseigner, une situation qui a changé votre façon de voir ou qui vous a permis de mieux comprendre l’enseignement ou l’apprentissage. Nous cherchons des textes qui puissent émouvoir ou inspirer les lecteurs ou leur rappeler l’importance du travail des intervenants scolaires. Nous invitons les enseignants, les élèves, les parents et toute autre personne touchée de près par l’éducation à soumettre des textes.

PRATIQUES PROMETTEUSES 

Cette chronique entre 1 000 et 1 500 mots met à l’honneur des méthodes et des programmes novateurs aux résultats encourageants. Racontez la genèse de votre projet, les obstacles que vous avez surmontés, la réaction des élèves et des autres parties prenantes et votre façon d’évaluer vos résultats.

BIEN AU TRAVAIL

Tout au long de l’année, une part de notre engagement est de savoir pourquoi et comment soutenir le bienêtre du personnel de nos écoles à tous les niveaux et de créer une culture scolaire saine pour les élèves et le personnel.

POINT DE VUE 

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un article d’opinion, équivalant à l’éditorial d’un journal. Votre argumentation doit être logique et bien étayée. Idéalement, le texte portera sur un sujet « chaud » qui divise l’opinion ou suscite une controverse en éducation. Le tout en 700 mots.

DESIGN ET TECHNOPÉDAGOGIE

Cette chronique en 700 mots vise à aider les intervenants scolaires à tirer leur épingle du jeu technologique. Qu’il s’agisse de méthodes éprouvées pour protéger les renseignements personnels ou mobiliser les élèves, l’accent est mis essentiellement sur la façon d’utiliser la technologie pour stimuler la participation des jeunes ou les aider à atteindre leurs objectifs d’apprentissage.

NOTRE MONDE AUJOURD’HUI 

Un tour du monde à la recherche de faits nouveaux et de sujets d’actualité en éducation, généralement (mais pas exclusivement) en français. Habituellement 700 mots.

ÉCOLE ET COLLECTIVITÉ 

Rubrique sur des liens tissés au sein de la communauté scolaire et sur les relations entre l’école et la collectivité. Porte sur tout ce qui concerne la façon d’instaurer une atmosphère positive à l’école, jusqu’à la collaboration de bénévoles de la communauté, en passant par l’importance des liens entre les enfants et la nature.

CRITIQUE DE LIVRE 

Chaque numéro contient deux critiques de 350 mots chacune, une en français et une en anglais, souvent liées au thème du numéro en question.

2. PRÉSENTATION DES ARTICLES

L’année 2017 a marqué le repositionnement d’Éducation Canada, qui s’ouvre à toutes les personnes s’intéressant à l’éducation et se veut donc plus accessible. Vous aurez plus de chances d’être publié si vous vous conformez à la philosophie et au style que nous avons adopté. Ainsi, nous priorisons les articles :

  • qui développent un sujet qui est utile et qui interpelle, par exemple, ce dont débattent les intervenants scolaires et ce qui les préoccupe, individuellement;
  • qui démontrent la maîtrise d’un sujet ou un les compétences d’un chercheur;
  • qui sont lisibles et exempts de jargon, c’est-à-dire, dont le style est accessible (voir « Conseils stylistiques », ci‑dessous).

Petit mot à l’adresse des universitaires : La rédaction d’Éducation Canada voit d’un bon œil l’idée de renseigner les praticiens sur la théorie, la recherche et l’expérience de terrain des chercheurs et des administrateurs. Cela dit, nous souhaitons plus qu’un « rapport de recherche » standard. Nous invitons plutôt les chercheurs à proposer une interprétation de leurs résultats et des recommandations à l’intention des praticiens. Quelle est l’incidence de votre étude sur la pratique en classe ou pour la direction de l’école ou du district scolaire? Demandez-vous ce que les lecteurs peuvent tirer de votre article pour améliorer leur pratique. Voyez par exemple l’article en ligne intitulé « Arrêtons la guerre des maths! », paru en 2015, dans lequel Daniel Ansari, spécialiste des neurosciences, éclaire le débat idéologique et théorique et fournit des données neuroscientifiques à l’appui de moyens plus efficaces d’apprendre les mathématiques.

SOUMETTRE UN ARTICLE

Envoyez à la rédactrice en chef quelques paragraphes résumant votre sujet, expliquant son utilité ou son importance et décrivant (en gros) la structure que vous comptez lui donner. Rappelez-vous que nos articles sont en moyenne plus courts que dans nombre de magazines. La majorité des textes relatifs à la thématique comprennent entre 1 000 et 2 500 mots. Les chroniques comptent entre 700 et 1 500 mots. À noter que nous acceptons des propositions de textes plus courts.

Les manuscrits originaux seront pris en considération, mais nous préférons les versions abrégées. Il est rare qu’un article fini corresponde d’assez près à nos critères pour que nous puissions le publier tel quel.

Nous recevons de nombreuses propositions, mais, l’espace étant restreint, nous devons parfois refuser des articles fort bien présentés, simplement parce que nos pages sont déjà complètes.

Nous accusons réception de tous les articles, qu’ils soient acceptés ou rejetés, au plus tard un mois après les avoir reçus (à moins que quelque facteur déterminant ne retarde la décision). N’hésitez pas à communiquer avec la rédaction en chef si vous n’avez pas eu de réponse de notre part au bout d’un mois.

Éducation Canada n’accepte pas d’articles faisant la promotion de produits ou de programmes commerciaux. Votre biographie ne doit donc pas évoquer vos activités commerciales.

COORDONNÉES

Veuillez envoyer vos propositions d’articles en français à :

Gilberte Godin, rédactrice en chef francophone
Éducation Canada
Téléphone domicile : 1-506-430-0985
Téléphone cellulaire : 1-506-874-8977
redaction@edcan.ca

Veuillez envoyer vos propositions d’articles en anglais à :

Holly Bennett, rédactrice en chef anglophone
Education Canada
Tel : (705) 745-1419
editor@edcan.ca

3. PROCESSUS ÉDITORIAL

Si votre article est accepté, la rédaction vous fera part de la date de tombée définitive. Si vous ne respectez pas la date convenue sans en avoir eu l’autorisation de la rédaction au préalable, la publication de votre article pourrait être annulée ou reportée.

Nous vous invitons à prendre connaissance des conseils stylistiques et éditoriales, plus loin, avant de rédiger votre article. Vous aurez ainsi une idée plus claire du « style du magazine » et le processus d’édition n’en sera que plus facile.

La décision de publier un article, sollicité ou non, n’est prise qu’après lecture du texte entier. La rédaction se réserve le droit de rejeter un article dont le style ou le contenu ne convient pas à ce magazine.

Après avoir soumis votre projet d’article, les échanges avec la rédaction peuvent durer pendant environ six semaines. La rédaction vous suggérera des modifications destinées à le rendre plus clair et plus lisible, à l’adapter à la forme et au style du magazine ou à l’abréger au besoin. Les auteurs sont parfois priés de modifier leur texte pour en accroître la pertinence ou le rendre plus accessible à nos lecteurs.

Tous les changements apportés par la direction avant la mise en page feront l’objet de l’approbation des auteurs. La rédaction peut néanmoins apporter des changements mineurs de dernière minute, dictés par l’espace disponible.

EXCLUSIVITÉ EN LIGNE

La version en ligne d’Éducation Canada reçoit un nombre considérable de visites d’un public national et international croissant, constitué de lecteurs et de chercheurs. Le format Web nous permet d’ailleurs de mettre en évidence des articles qui ne paraîtront qu’en ligne.

Il nous arrive en effet de publier un article exclusivement sur notre site Web. Certains articles se prêtent particulièrement bien à ce format, en nous permettant, par exemple, d’y intégrer des liens vidéo. De même, si nous ne disposons pas d’autant de pages imprimées que nous le prévoyions, nous suggérons une publication exclusive en ligne, de sorte que l’article paraisse plus rapidement que si nous attentions la possibilité de l’imprimer dans un numéro ultérieur.

Les articles publiés exclusivement en ligne sont archivés dans les banques de données sur l’éducation, comme le reste du numéro. Ils font également l’objet d’une promotion sur le site Web du Réseau ÉdCan et dans les médias sociaux. Puisque la plupart de nos lecteurs nous découvrent grâce à notre site Web, les articles qui y sont publiés en exclusivité ont un lectorat aussi nombreux que les articles imprimés.

CITATIONS

Conformément au style habituel d’un magazine comme le nôtre, nous préférons ne pas utiliser de notes en fin de texte. Placez plutôt vos notes explicatives dans le texte si elles sont nécessaires.

Il est généralement accepté, dans les magazines, de faire allusion aux sources au moyen d’un énoncé général comme « la recherche a largement démontré » (de fait, si elle le démontre si bien et que ces résultats sont généralement reconnus, il est inutile de citer une kyrielle d’ouvrages pour le prouver), « au terme d’une étude récente, Lebrun a constaté que » ou « dans Ouverture, David Lamonde écrit : (CITATION). »

Éducation Canada présente depuis l’hiver 2020 ses références suivant le style APA

Plusieurs instances canadiennes offrent des suggestions pour l’adaptation du style APA en français :

Université de Montréal

Université Laval

À noter : Pour plus de deux auteurs, ajouter « et al. » dans le texte et fournissez la liste complète des auteurs dans les références.

Veuillez limiter le nombre de références d’auteurs à trois ou moins pour chaque énoncé en choisissant les plus pertinents et si possible, les plus récents.

La responsabilité de la fiabilité des références repose sur les auteurs.

Nombre de références : Veuillez vous limiter à cinq références pour une chronique et à 10 pour un article de fond.

UTILISATION DE LIENS URL ET DOI DANS VOS TEXTES

Si la ressource à laquelle vous faites référence se trouve en ligne, veuillez indiquer le lien URL où la trouver. Pour consulter vos références en ligne, les lecteurs de la version papier de notre magazine doivent manuellement inscrire les liens URL dans leur navigateur. Les liens URL peuvent s’avérer longs et complexes. S’ils sont pertinents, vous pouvez utiliser des outils comme Bitly ou Owl.ly afin d’obtenir une version plus courte de lien. Si vous avez le DOI, prière de l’inclure.

ÉLÉMENTS VISUELS ET VIDÉO

Si vous avez des photos qui peuvent compléter votre article (et que vous avez obtenu l’autorisation de les publier ou que vous pouvez nous aiguiller vers les sources), nous serions ravis de les voir. Des photos authentiques et de bonne qualité (très claires, en haute résolution) sont toujours intéressantes.

De même, s’il existe une séquence vidéo pertinente, de nature à retenir l’attention, ou si vous pensez que votre sujet se prête à l’ajout d’une vidéo sur notre site, faites-nous-le savoir (étant entendu que nos ressources sont limitées en la matière).

RÉMUNÉRATION

À moins de circonstances exceptionnelles, le Réseau ÉdCan ne rémunère pas les auteurs. En plus de recevoir deux (2) exemplaires de l’édition où paraît leur article, les auteurs deviennent membres du Réseau ÉdCan, ce qui comprend un abonnement d’un an au magazine Éducation Canada.

DROIT D’AUTEUR

Le contenu d’Éducation Canada est l’objet d’une licence Creative Commons non exclusive du type attribution non commerciale sans travaux dérivés. Les utilisateurs sont libres de le copier, de le distribuer et de le transmettre à des fins non commerciales, à condition de le distribuer dans son intégralité et d’en attribuer le crédit à l’auteur, à Éducation Canada, au Réseau ÉdCan et à son site Web (www.edcan.ca/fr). Il est interdit de modifier, de transformer ou d’étoffer le contenu ou de l’utiliser à des fins commerciales sans l’autorisation de l’auteur.

L’auteur conserve la propriété intellectuelle de son article. Une fois ce dernier publié, il est libre de l’utiliser à d’autres fins.

4. CONSEILS STYLISTIQUES : ÉCRIRE POUR ÉDUCATION CANADA

Éducation Canada est un magazine, et non une publication savante. Nos lecteurs sont des intervenants scolaires bien informés, qui s’intéressent au domaine, mais tous ne sont pas des universitaires. Du reste, certains articles du magazine sont conseillés aux parents et à d’autres lecteurs profanes.

Le style du magazine diffère de celui d’une publication savante. Nous sommes conscients que cette différence représente une courbe d’apprentissage assez abrupte pour les auteurs habitués à une forme plus classique. La rédaction s’engage à collaborer avec vous pour vous aider à produire un article plus invitant, plus lisible et plus conforme au style d’un magazine, sans sacrifier l’information précieuse ni l’analyse que vous y livrez. Vous trouverez ci‑dessous quelques conseils et quelques liens vers des articles antérieurs, qui illustrent le type de texte que nous cherchons.

SIMPLIFIEZ

Évitez le jargon et les tours trop formels ou tortueux propres au monde académique, qui nuisent parfois à la lisibilité. Écrivez comme si vous expliquiez votre projet ou votre étude à un ami qui s’y intéresse. Évitez les phrases trop longues, gonflées de multiples propositions, et les déterminants en cascade (« un programme novateur, pédagogique, participatif et culturellement inclusif »). N’abusez pas de la voix passive.

OFFREZ UNE AMORCE INTÉRESSANTE

Trouvez une formule personnelle, surprenante ou visuellement attrayante pour stimuler l’intérêt des lecteurs et les inciter à lire votre article.

L’introduction standard des revues savantes n’est pas invitante. (Par exemple : « En 2015, l’École de X, de l’Université Y, a entrepris une étude longitudinale de quatre ans, financée par la Fondation XYZ, qui compare la politique et la pratique de l’évaluation formative de trois ministères de l’Éducation, etc. ») Voyez plutôt les trois propositions ci‑dessous, tirées d’articles récemment parus dans Éducation Canada :

  • Décrivez l’action : « Le 26 février 2014, un blizzard s’abat sur la région de Baker Lake entraînant des températures extrêmes de -70 degrés Celsius avec le facteur éolien. Tandis que les chiens trouvent refuge du mieux qu’ils peuvent près des habitations sur pilotis surplombant le village, les habitants demeurent à l’intérieur et attendent que la tempête passe en s’efforçant de limiter leur consommation d’eau. Tout est blanc et le peu d’activités que possède le village est interrompu. »
  • « … Une semaine d’activités s’adresse aux élèves de 12e année de l’école secondaire « Jonah Amitnaaq » qui se démarquent en classe par leurs efforts et leur présence. Cettesemaine d’activités unique est un privilège pour les quelque 140 élèves qui y participent en choisissant un métier pour lequel ils démontrent de l’intérêt. »
  • Utilisez la première personne :« Je m’appelle Léa-Matÿs. J’ai 14 ans. Je suis en Secondaire 3… Je voulais une école secondaire de bonne réputation. »
  • Proposez une analogie : « Dans Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll, la Reine rouge dit à Alice : « Dorénavant, cela prendra toutes tes forces pour conserver la même place sur l’échiquier. Si tu veux te déplacer et aller ailleurs, tu devras au moins déployer deux fois plus d’efforts que tu ne l’as déjà fait.” Dans le contexte général des réformes continues imposées aux systèmes éducatifs à la recherche d’une nouvelle gouvernance, bien des dirigeants ont à vivre au quotidien, la médecine prônée par la Reine rouge. »
  • Attaquez par une question : « Vous devez choisir une école au Manitoba pour vos enfants? Combien de possibilités sont disponibles? »

 

Présentez différentes perspectives, de manière concrète

Les histoires vraies, les exemples, les mots mêmes des participants et l’usage de la première personne élargissent la perspective et transforment un avis théorique en un contenu concret, que le lecteur pourra facilement se figurer, voire utiliser. Demandez l’avis des élèves, des enseignants ou de spécialistes et rapportez directement leurs propos pour rendre l’article plus vivant et interpeller le lecteur, émotivement et intellectuellement. Écrire « Les parents ont manifesté leur inquiétude, mais grâce à de bonnes communications, nous avons atténué leurs craintes » n’est pas aussi engageant que demander à un parent de décrire son malaise initial et de dire ce qui l’a fait changer d’avis pour ensuite le citer afin d’appuyer votre commentaire général sur un exemple concret.

Segmentez le texte

Utilisez des sous-titres pour aider vos lecteurs à comprendre la structure de votre article et les inciter à lire la suite. Songez à mettre une partie du texte dans un encadré ou à en présenter une partie sous forme de graphique. Les aide-mémoire, les étapes d’une démarche et les listes de ressources se prêtent très bien à ce procédé.Titre et sous-titre.Suggérez un titre bref (cinq à huit mots au plus) et accrocheur ainsi qu’un sous-titre qui situe votre article en contexte. « Quand les TIC font mouche : Leur impact sur l’engagement scolaire des élèves » « L’importance de commencer tôt : Les maternelles 4 ans temps plein en milieu défavorisé ».

EXEMPLES D’ARTICLES

Voici une liste d’articles déjà parus dans Éducation Canada. Sans être parfaits, ils illustrent tous d’importants éléments de style et donnent une idée de la présentation que nous souhaitons. Nous vous encourageons à en lire quelques-uns au complet pour voir comment les conseils ci‑dessus s’appliquent à une gamme d’articles.

« Place à l’innovation et à la création!
Pour contrer le décrochage scolaire »
L’auteur présente le projet Wapikonimobile qui offre des expériences de communication et de création porteuses d’espoir pour ces jeunes autochtones provenant de milieux défavorisés où le taux de décrochage scolaire est très élevé.

« Comment le cerveau apprend à lire
Quelles implications pour l’école et les enseignants? »
Un article basé sur la recherche et la pratique et suscitant une réflexion sur les effets de l’enseignement sur le cerveau

« Stratégies et défis des directions d’école
Gestion du processus de changement »
Une description réaliste des défis qui attendent les directions d’école dans la gestion du processus de changement en éducation. Cet article permet de mieux comprendre la complexité de leur tâche.

« Multimodale, l’école du 21e siècle! »
Malgré un sujet plutôt aride et exigeant, l’auteur parvient à proposer aux lecteurs des stratégies très accessibles pour mettre en place des dispositifs multimodaux, hybrides et ouverts, afin de favoriser l’autoformation tout en se préoccupant de l’acte d’apprendre.

SOYEZ AUDACIEUX!

Il faut du courage pour changer les choses, en éducation comme en tout autre domaine. Nous savons que les intervenants scolaires et les agents de changement les plus efficaces sont souvent ceux qui sont prêts à essayer malgré les risques, qui attirent l’attention sur un problème, qui osent aller à contre-courant et qui prônent l’innovation. Nous voulons que ces intervenants scolaires intrépides se sentent en pays de connaissance dans les pages d’Éducation Canada (et au sein du Réseau ÉdCan).

Le courage c’est, entre autres, d’accepter d’apprendre de ses erreurs, mais également de transmettre aux autres ce que l’on a appris. Comme intervenants scolaires, nous savons tous que l’erreur est une précieuse occasion d’apprendre. Pourtant, en éducation comme dans d’autres sphères d’activité, beaucoup hésitent à en témoigner. Normal : chacun veut se montrer sous son meilleur jour, et pourtant…

Pourtant, si vous ne rapportez que vos succès, vous empêchez vos lecteurs de profiter des leçons prodiguées par vos échecs. Que vous parliez de l’actualisation du programme d’études de la province, d’une initiative du conseil visant à rehausser le niveau de connaissance des matières de base, de partenariats entre l’école et les gens d’affaires de la ville ou d’une méthode pédagogique novatrice, de grâce, ne cachez pas les écueils ou les erreurs. N’hésitez pas à souligner vos bons coups, mais faites-nous savoir aussi ce qui a moins bien réussi, ce que vous feriez différemment et pourquoi vous changeriez.