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Équité, Programmes

Promouvoir une éducation fondée sur le respect mutuel des deux sexes

Le principe d’égalité entre les sexes au niveau juridique et politique est affirmé dans la Constitution française. Dans l’éducation, il se traduit par le droit égal de tout individu, quel que soit son sexe, à l’instruction, entendue au sens le plus large, puisqu’il s’agit du droit d’accès de chaque enfant à tous les savoirs, à tous les cursus, à toutes les filières du système scolaire et universitaire, à tous les diplômes et donc à toutes les professions sur lesquelles ils débouchent.

Cependant, on constate la persistance en France, de stéréotypes sexués. Ils se traduisent par des difficultés rencontrées par les femmes dans leurs parcours professionnels, mais également par les violences  dans les rapports filles/garçons puis femmes/hommes dues à la construction des rôles sociaux de sexe qui conditionnent les filles et les garçons : soumission volontaire des filles et obligation de virilité agressive des garçons.

Aussi, une Convention pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif, signée par 8 ministères1 le 29 juin 2006 a pour objectif de promouvoir une éducation fondée sur le respect mutuel des deux sexes.

L’égalité des filles et des garçons constitue pour l’Éducation nationale une obligation légale et une mission fondamentale. « Les écoles, les collèges, les lycées (…) contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation. Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte » ; article 121-1 du code de l’éducation.

Tous les niveaux d’enseignement sont concernés par l’égalité des filles et des garçons, de l’école primaire au lycée, autour de deux axes privilégiés:

  • favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation;
  • assurer une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. 2

Réalisée depuis que les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 70, la mixité scolaire ne recouvre pas pour autant une situation d’égalité entre les filles et les garçons. Trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. Sans doute parce que l’égalité en droits devoirs et dignité des femmes et des hommes n’est pas naturelle et nécessite une éducation spécifique.

Déconstruire les stéréotypes de sexe, résultat de millénaires de traditions patriarcales théocratiques, dans toutes les sociétés, n’est pas aisé. Einstein disait qu’il était plus facile de désintégrer l’atome que des préjugés.

Examinons :

  • Comment la République française, qui a donné mission à son école de former des citoyens, c’est-à-dire des personnes aptes à juger et capables de comprendre le monde qui les entoure, a-t-elle pris en compte l’accès des filles à une citoyenneté pleine et entière ?
  • Où se situent les blocages persistants et la reproduction des stéréotypes?
  • Quels programmes éducatifs mettre en place pour une société égalitaire ?

1-    La République Française et l’éducation des filles

De tout temps, en France, des hommes et des femmes ont dénoncé la hiérarchie hommes/femmes, en particulier lors de révoltes individuelles de femmes en raison de leurs avantages de naissance, de circonstances ou de leur réflexion personnelle. Ils et elles affirment « Si la coutume était de mettre les petites filles à l’école, elles apprendraient aussi parfaitement » selon la formule de  Christine de Pisan dans La Cité des Dames, (1405) qui appelle à « Raison, Droiture et Justice ».

Parmi celles et ceux qui ont contribué à la Renaissance et aux idées de la Révolution de1789, et ont dénoncé la responsabilité de la différence d’éducation et non d’une différence de nature, il convient de citer surtout Poulain de la Barre et Helvétius, mais aussi Rabelais, Montaigne, Mademoiselle de Gournay, Gabrielle Suchon, Montesquieu ou d’Alembert (dans une lettre à Rousseau, en particulier).

Pour abolir cette domination, la Révolution Française a fait sauter les premiers verrous : reconnaître le statut d’individus aux uns entraîne qu’il le soit à tous « quels que soient leur  religion, leur couleur ou leur sexe » (Condorcet). Affirmer que le passé n’est pas immuable et l’avenir différent du présent légitime un espace de revendications pour celles qui refusent d’être soumises parce que femmes.

Condorcet3 affirme que l’instruction doit être commune aux hommes et aux femmes, publique, laïque et gratuite: « L’égalité d’instruction que l’on peut espérer d’atteindre est celle qui exclut toute dépendance ou forcée ou volontaire. »

La religion qui relève de la foi, donc de l’invérifiable, n’a pas à inspirer les lois ni exercer de contrôle sur le politique.

Pour les Républicains de la seconde moitié du XIX° siècle, le combat pour l’école laïque devient aussi un combat pour l’instruction féminine: des filles à la conscience libérée et non des porte-faix des religieux dans un espace public, celui de la raison et de la tolérance réciproque, organisé en tant que tel. Pour Jules Ferry4, « celui qui tient la femme tient tout, c’est pour cela que l’Eglise veut retenir la femme, et c’est aussi pour cela qu’il faut que la démocratie la lui enlève »

La création de l’École laïque pour les deux sexes (loi du 2 mars 1882) est une première clé qui va permettre d’ouvrir aux filles l’accès à l’égalité des chances.

De façon convergente et simultanée, les mouvements féministes, et notamment féministes socialisants ou républicains féministes font  le lien entre l’éducation pour le métier et le revenu pour l’indépendance de chacune (avec les batailles juridiques afférentes).

Une génération après, le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État est votée. La séparation est indispensable : la religion qui relève de la foi, donc de l’invérifiable, n’a pas à inspirer les lois ni exercer de contrôle sur le politique.

La laïcité organise l’espace politique qui repose sur la liberté de penser et d’expression, sur l’égalité des options philosophiques ou croyances religieuses et sur la neutralité de l’action publique. Respecter les trois objectifs en même temps n’est ni naturel ni inné, mais construit et acquis. C’est la mission de l’école de la République de l’enseigner et de la faire vivre aux enfants, citoyens en devenir, afin de les libérer de tout assujettissement, de toute servitude volontaire.

Former des citoyens et des citoyennes – acteurs et actrices de la société – c’est leur apprendre à utiliser leur sens critique, à s’élever par la raison au-dessus des perceptions et influences,  à réfléchir, c’est-à-dire « à savoir dire non à ses propres croyances » (Alain).

Pour que l’enfant puisse se construire comme individu autonome, pour s’ouvrir au savoir et à la culture de l’humanité, il doit avoir l’esprit libre en entrant à l’école de la République. Cet espace de liberté doit donc être à l’abri des luttes idéologiques, religieuses ou politiques qui peuvent avoir lieu à l’extérieur. Toutes les attitudes qui manifestent une soumission à des impératifs venus d’ailleurs, que ce soit la famille ou la religion, doivent donc être proscrites. La rencontre avec l’Autre, essentielle pour le  développement, comprend évidemment la rencontre avec les enfants de l’autre sexe.

Au début, il y avait deux écoles, deux espaces, un pour les filles, un pour les garçons, mais co-éducation dans le primaire dès 1933, plutôt pour des raisons économiques. L’évolution des mentalités a permis de généraliser la mixité dans le secondaire à partir de 1968, les lycées sont tous mixtes depuis 1975.

Le législateur a cru pouvoir se dispenser d’expliquer aux enfants comment la République Française concevait les rapports entre les filles et les garçons. D’affirmer l’égalité des unes et des autres, et pourquoi les différences sexuelles, comme  toutes les différences, n’ont pas à se traduire en inégalités ou violences. Il semble aujourd’hui nécessaire de rappeler ses principes fondamentaux.

2-    Les blocages persistants

Dès l’école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles ont de meilleures évaluations en C.E.2 (9 ans) en français et sont à égalité avec les garçons en mathématiques. Le taux de réussite des filles au brevet des collèges et au baccalauréat est plus élevé. Mais quelles que soient leur appartenance sociale ou leur réussite scolaire, les filles optent moins que les garçons pour une formation scientifique, porteuses d’emplois et hésitent à s’engager dans les filières sélectives : un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques

Les filles ne diversifient pas assez leur orientation : dans l’enseignement professionnel, 64 % d’entre elles se regroupent dans les quatre spécialités de services (secrétariat, comptabilité, commerce, sanitaire et social) quand les garçons font des choix plus variés.

Malgré quelques signes d’évolution favorable, filles et garçons continuent à se conformer d’abord dans leur orientation, puis dans leur choix de métier, à ce qui est reconnu comme « leur domaine respectif de compétence » dans les schémas socioprofessionnels : 79 % de filles en filière littéraire, 93 % dans la série médico-sociale. Dans les domaines de la production industrielle, du bâtiment et des travaux publics, les filières sont quasi exclusivement masculines.

Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et dans l’école, intériorisés par les filles et les garçons, leurs parents et leurs professeurs. L’insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l’étroitesse de ces choix de départ.

L’école n’est pas la seule source d’éducation des enfants. La famille, les camarades, les médias jouent un grand rôle. Des tests d’identification ont été proposés à des enfants de 4 ans. Même dans les familles où le père s’occupe des taches domestiques et la mère a des occupations professionnelles très prenantes, « à la vue d’un nounours dont les traits sont plutôt masculins, mais qui est vêtu d’un tablier, [les enfants] reconnaissent la « maman »; et lorsque le nounours est assis dans un fauteuil en train de lire un journal, ils distinguent le « papa »5.

« A l’âge où ils forgent leur identité sexuée, les enfants adoptent les modèles qui leur sont offerts. Même ceux qui voient, chez eux, un couple parental égalitaire se plient aux modèles qu’ils rencontrent ailleurs. »6

Les albums pour enfants7, les jouets, les publicités assènent systématiquement et en continu des images sexistes, immédiatement perceptibles par les enfants.

L’immense majorité des parents de manière consciente ou inconsciente les répercute. Si le garçon demande un jouet de fille, ils le réorientent, avec le jugement péjoratif « c’est un jouet de filles ». Dans le cas inverse, ils sont plus complaisants, la « masculinité » étant considéré comme un facteur de réussite dans la société!

Les enseignants vivent également dans la société. De manière spontanée ou involontaire, ils et elles ont des pratiques pédagogiques inégalitaires. Trop souvent, leurs attentes enferment leurs élèves, filles et garçons, dans des comportements traditionnels. Tant qu’on laisse se reproduire dans la vie scolaire quotidienne, les rapports sociaux de sexe, tels qu’ils existent dans l’ensemble de la société, les rapports de dominance du sexe masculin sur le sexe féminin se perpétuent.

Responsabiliser les garçons, leur apprendre à respecter les autres, filles ou garçons,  est indispensable pour sortir de la prégnance des modèles traditionnels.

Alors que les enseignants reprennent les élèves qui émettent des injures racistes, pourquoi n’adoptent-ils pas la même vigilance concernant les injures sexistes, trop souvent considérées comme des « plaisanteries »? Certains préfèrent déserter une tâche qui dépasse leur courage ou abandonner un enjeu qui les indiffère. Pire, quelques uns  s’interrogent gravement pour savoir s’il ne faudrait pas renoncer à la mixité dans les écoles, pour, évidemment, « protéger » les filles. Selon cet argument, les critères de l’orientation professionnelle seraient la possibilité de ne pas subir d’agressions masculines pendant les études, plutôt que celle d’exercer un métier.

Responsabiliser les garçons, leur apprendre à respecter les autres, filles ou garçons,  est indispensable pour sortir de la prégnance des modèles traditionnels.

Apprendre, dès le plus jeune âge, aux garçons et aux filles, à vouloir et savoir vivre ensemble dans le respect mutuel des différences sexuées,  pour qu’elles ne se traduisent  en inégalités, demande une vigilance perpétuelle. Il est évident que cet apprentissage du vivre ensemble ne peut se faire qu’avec des groupes mixtes. Apprendre aux garçons et aux filles à vivre ensemble en les séparant est une ineptie! Des écoles privées intégristes, catholiques, juives ou musulmanes, instaurent cet apartheid, heureusement minoritaire.

3-    L’éducation à l’égalité à l’école

En 2008, un séminaire national sur l’égalité filles-garçons dans le système éducatif s’est tenu à l’École supérieure de l’Éducation nationale.  Les recherches récentes dans les différentes sciences, sociales ou biologiques, et les expériences des acteurs de terrain, ont apporté aux cadres de l’Éducation nationale des éléments de réflexion sur la diversification de l’orientation des filles et des garçons et l’impact de la mixité sur les comportements des élèves. La communication de Nicole Mosconi8, professeure émérite de l’université Paris X, spécialiste de sciences de l’éducation, portait sur Genres et pratiques scolaires : comment éduquer à l’égalité.

C’est à l’école, et dès le plus jeune âge, que s’apprend l’égalité entre les sexes. L’apprentissage de l’égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s’estompent et d’autres modèles de comportement se construisent. Basée sur le respect de l’autre sexe, cette éducation à l’égalité, partie intégrante de l’éducation civique, implique notamment la prévention des comportements et violences sexistes.

Dans le cadre des Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté, les établissements scolaires sont invités à développer toutes les actions de sensibilisation et de formation qui peuvent apprendre le respect de l’autre, au premier rang desquelles l’éducation à la sexualité. Le socle commun des connaissances et des compétences institué par le décret du 11 juillet 2006 identifie précisément le respect de l’autre sexe et le refus des stéréotypes parmi les compétences sociales et civiques que tout élève doit acquérir et développer au cours de sa scolarité obligatoire. Cette préoccupation doit être inscrite dans le règlement intérieur des établissements scolaires.

« Une école, quel que soit son niveau, école maternelle ou faculté, est le lieu où les petits humains, réalisés à partir d’une dotation génétique, entrent en humanité. […] L’école est le lieu où s’opère cette transmutation d’un individu en une personne rendue singulière par la pluralité de ses rencontres. C’est pour l’essentiel à l’école qu’il apprend l’art de la rencontre, et peut ainsi s’intégrer dans la communauté des humains. Cette rencontre est rendue impossible par tout signe ostentatoire qui est par nature prosélyte »9. Le partage mutuel des cultures a lieu dans les écoles où tous les enfants, citoyens en devenir, se côtoient, partagent savoirs, jeux et nourriture, apprennent à vivre ensemble.

C’est par une approche historique, biologique, littéraire, artistique, sportive que l’on pourra sortir de l’enfermement dans des rôles prédéterminés par l’appartenance à un sexe pour le remplacer par l’ouverture des possibles pour chaque fille ou chaque garçon, selon ses goûts, aptitudes et talents personnels afin d’accéder à une réelle mixité sociale et économique.

2° Convention pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif (29 juin 2009)

 http://www.education.gouv.fr/bo/2007/5/MENE0603248X.htm

 2.1 Intégrer dans les enseignements dispensés, la thématique de la place des femmes et des hommes dans la société

– Développer la thématique de l’égalité entre les sexes dans les divers enseignements ;

– Valoriser le rôle des femmes dans les enseignements dispensés ;

– Inciter les professionnels de l’édition à renforcer la place des femmes dans les manuels scolaires et écarter tout stéréotype sexiste de ces supports pédagogiques ;

– Mettre en place des actions de sensibilisation aux stéréotypes sexistes véhiculés dans les médias ;

– Développer dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche les études et recherches sur le genre.

2.2 Prévenir et combattre les violences sexistes

– Développer le recensement des violences subies par les filles dans l’ensemble des établissements;

– Inscrire dans les règlements intérieurs des établissements, l’interdiction de tout comportement sexiste;

– Développer, dès le plus jeune âge, des outils de promotion du respect mutuel entre les sexes;

– Généraliser les séances d’éducation à la sexualité, en développant, parallèlement à l’information sur la connaissance du corps humain et sur la contraception, notamment d’urgence, la question du respect mutuel entre les sexes et la prévention des violences à caractère sexiste ou sexuel;

– Assurer une information sur les violences spécifiques subies par les filles issues de l’immigration, tels que les mariages forcés et les mutilations sexuelles;

– Renforcer la lutte contre le harcèlement sexuel;

– Lutter contre toute forme de bizutage ritualisé ou permanent à caractère sexiste ou sexuel.

RECAP – The French constitution recognizes gender equality in both legal and political contexts. Every citizen, regardless of gender, has an equal right to education and equal access to all levels of education and training, certifications, and professions. Despite this fact, gender stereotypes still exist for some women to enter certain fields. In 2006, France signed a nationwide agreement for gender equality within the educational system that is based on mutual respect between both sexes.

The author explores how numerous leaders and groups in France have historically promoted women’s access to full citizenship and education; how the French Republic mandated schools to train citizens who are able to think independently, make sound judgments, and understand the world they live in; how gender stereotypes are reproduced; where obstacles to gender equality may lie; and what educational programs are needed to reach an egalitarian society.


[1] Éducation nationale, Emploi, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Cohésion sociale, Enseignement supérieur.

[2] Loi pour l’avenir de l’École du 23 avril 2005

[3] Mathématicien, philosophe, homme politique, auteur de « Sur l’admission des femmes au droit de Cité » (1790) et de « Les  5 mémoires sur l’éducation » (1792).

[4] Ministre de l’Instruction publique du 4/02/1879 au 23/09/1880 puis du 31/01 au 29/07/1882, président du conseil du 23/09/1880 au 10/11/1881, il attache son nom aux lois scolaires laïques.

[5] Isabelle Germain, Marianne 2, Sexisme mode d’emploi  11/01/99

[6] Gilles Brougères, professeur en sciences de l’éducation à l’université de Paris-XIII.

[7] Les Editions Talents Hauts, défendent par leur ligne éditoriale l’égalité des sexes,  l’association Lab-elle propose un label pour les albums « attentifs aux potentiels féminins » et sensibilise à l’importance de construire l’égalité dès l’enfance.

[8] http://eduscol.education.fr/cid47785/genre-et-pratiques-scolaires -comment-eduquer-a-l-egalite .html

[9] Albert JACQUARD,  Laïcité Républicaine,  L’information immobilière – Genève n°89, 2004

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Michèle Vianès

Michèle Vianès est Professeure des écoles, en retraite, et Présidente de Regards de Femmes, organisation dont l’un des objectifs est de déconstruire les stéréotypes qui enferment filles et garçons dans des comportements attendus; et Vice-présidente de la Coordination française pour le lobby européen des femmes, elle est aussi l’auteure de « Un voile sur la République » (Éditions Stock, 2004), essai sur la construction de la hiérarchie hommes/femmes dans toutes les sociétés, depuis l’Antiquité, les chemins de l’émancipation des femmes et les tentatives contemporaines de régression sous prétexte religieux ; et Simone de Beauvoir est vivante, nous la rencontrons tous les jours, contribution à l’ouvrage collectif « L’empreinte Beauvoir » (Éditions L’Harmattan, 2009).

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